chiens-faience

CCI. Bras de fer entre Quimper et Brest

Cette fois, c’est voté, il n’y aura plus qu’une Chambre de commerce par département. Cela ne changera rien pour les Côtes-d’Armor et le Morbihan, déjà au régime de la chambre commune. En revanche, en Ille-et-Vilaine, les CCI de Rennes et Saint-Malo-Fougères vont fusionner, ce qui promet quelques petites piques des représentants de Fougères qui depuis des années, se plaignent de l’attitude impérialiste des Rennais. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils avaient choisi, en 2011, de fusionner avec Saint-Malo au moment de la création de la chambre régionale.

En Finistère aussi, les trois chambres de Brest, Quimper et Morlaix vont fusionner et là c’est du côté des Quimpérois qu’on fait ouvertement la tête avec le choix de Brest pour le siège de cette chambre départementale. Les Cornouaillais ont voté à reculons tant leur mésentente avec les Brestois est de notoriété publique. Ils craignent même, et ils le disent haut et fort, une alliance entre Brestois et Morlaisiens sur leur dos. C’est dire si la confiance règne. Le maire de Quimper, Ludovic Jolivet, en a même rajouté une couche en précisant toutefois qu’il ne vise pas le maire PS de Brest, François Cuillandre, avec qui les relations sont correctes.

Quimper soutient Rennes

Entre Quimperois et Brestois, la distance ne date pas d’aujourd’hui. Les deux villes, elles aussi, avaient tendance à s’ignorer totalement mais ces dernières années, les relations se sont réchauffées sous couvert de quelques dossiers (notamment le ferroviaire) démontrant clairement que les deux cités ont intérêt à faire cause commune.

En revanche, du côté des CCI, la brouille est toujours patente depuis la création de la Chambre régionale de commerce. Brest s’était portée candidate à l’accueil du siège de cette chambre dans ses murs mais, surprise, Quimper avait fait alliance avec Rennes et donc voté contre Brest. C’est peu de dire que dans le Finistère-Nord on a hurlé à la trahison, à l’heure où le Finistère a bien plus besoin d’entente que d’embrouille.

Depuis, cette affaire a laissé des séquelles et réveillé cet antagonisme entre Finistère-Nord et Finistère-Sud qui semble être dans la génétique du département. Il va pourtant bien falloir tourner la page d’une façon ou d’une autre. D’abord parce qu’il serait inconvenant qu’à chaque réunion de la CCI, les vieilles rancoeurs reviennent sans cesse sur la table. Mais surtout, comment les Finistériens pourront-ils convaincre que leur département a besoin de mesures de soutien économiques fortes s’ils donnent le spectacle affligeant de querelles à rallonge ?

La situation économique du Finistère ne permet plus ce genre de fantaisie. Il va donc être temps de ranger l’artillerie et de faire table rase d’un passé encombrant. Il n’y a plus d’autre choix que l’union.

Julien Perez
2 Commentaires
  1. Youn

    Jolivert de rage ?

  2. Antigone 2015

    Tout à fait d’accord avec l’auteur de cet article.
    Cette farce à trois CCI n’a que trop duré il n’est plus possible de se permettre une telle dispersion des forces. Pour se rendre compte de la situation il suffit de se reporter au dossier l’ouest breton décroche sur ce même site.
    Dommage qu’il ait fallu attendre que cela soit imposé pour y arriver mais mieux vaut tard que jamais.

Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider