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Cap sur les USA pour le Tiwal breton

Avec le fameux Zodiac, mondialement connu, la France fut jadis à la pointe de la coque gonflable. Avec le Tiwal 3.2, la Bretagne a ouvert une déclinaison inattendue de ce concept, dans le secteur de la voile, avec le dériveur gonflable qui depuis son lancement, à Vannes en 2013, a accumulé les prix et les distinctions dans de prestigieuses manifestations.

Il faut dire qu’au rayon de l’innovation, le Tiwal 3.2 (comme 3 mètres 20) a fait fort en lançant un produit gonflable dans un secteur qui jusqu’alors ne jurait que par la noblesse du bois ou le modernisme du composite. A vrai dire, les voileux rigolaient un peu quand ils entendirent pour la première fois parler de cette invention très gonflée. Il leur fallut se rendre à l’évidence devant ce dériveur qualifié de « nomade, ludique et sportif ».

Il tient en deux sacs facilement rangeables dans le coffre d’une voiture à condition de se mettre à deux pour les porter car il font chacun environ 25 kilos. Dans le premier une coque qui devient aussi rigide que du bois quand elle est gonflée à bloc. Elle est fabriquée par un sous-traitant coréen, spécialiste de ces coques. En revanche, les tubes contenus dans le second sac sont fabriqués en France et composent toute l’armature du dériveur, y compris l’aile sur le côté pour s’asseoir, ainsi que tous les éléments du mât. En une demi heure maxi, sans le moindre outil, tout s’assemble et se gonfle. Avec un dériveur tout prêt, sans avoir à mobiliser une remorque ou louer un anneau de quai. Pour un prix d’achat d’environ 5.500 €.

Trois ans d’observation du marché américain

L’ingéniosité du Tiwal 3.2 lui a valu de nombreuses récompenses. Bateau de l’année 2013 pour le magazine américain Sailing World, Prix du Design 2014 en Allemagne, Bateau de l’année 2015 en Corée du sud, Prix 2015 du créateur BFM en France… Le Tiwal trace aujourd’hui son sillage dans les mers d’une quarantaine de pays, en petites quantités.

Mais pour ses dirigeants, le véritable El Dorado, c’est bien sûr l’Amérique. Les dirigeants bretons misent sur le potentiel de ce pays ainsi que sur la formidable vitrine qu’il représente pour tous les produits nautiques. « Depuis trois ans, nous testons le marché américain pour bien comprendre son fonctionnement et ses particularités », explique Marion Excoffon, designer du bateau et cofondatrice de Tiwal.

Après l’étude de marché, les dirigeants veulent maintenant passer à la diffusion à plus grande échelle de leur bébé. Mais il leur faut trouver du financement pour se donner les moyens de pénétrer ce marché prometteur mais exigeant. Pour y parvenir, ils misent notamment sur le financement participatif et ont fait appel pour cela à Proximea, plate-forme de crowdfunding du Grand-Ouest

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