Photo Benjamin Deroche

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Canicule. Le Finistère résiste

En ce dimanche soir de fin de Charrues, la nouvelle tombe brutalement. Trois départements bretons sont placés en vigilance canicule en début de semaine : Ille-et-Vilaine, Côtes-d’Armor et Morbihan. Petra zo ? Les Bretons manquent de s’étouffer de rire tant la canicule est à la Bretagne ce que le crachin est au Sahara. Une incongruité climatique. Une incohérence atmosphérique. Voire même une indécence céleste. Bref, c’est un truc qui ne doit pas arriver. Sauf qu’avec le réchauffement climatique, on a déjà eu un épisode caniculaire en 2003 attestant qu’il ne faut jamais dire jamais.

Mais toute la Bretagne n’est pas occupée ! A la pointe de l’Armorique turbulente, un département résiste encore et toujours : le Finistère. Droit dans ses bottes. Grâce à une parfaire coordination climatique mise au point depuis des millénaires, des forces contre-caniculaires se sont aussitôt mobilisées pour faire face à l’envahisseur. Des brises venues de Sein, des risées de Plougastel-Daoulas encore tordue après son festival de l’humour, un bel aquilon bigouden et des souffles tournoyant encore sur Carhaix et ses Charrues, se sont combinés pour dresser une ligne Maginot. No passaran ! Gardarem lou fraicheur et la canicule, en minuscule !  Mais tout cela n’aura tenu qu’une journée pas plus. Lundi soir la vigilance était étendue au Finistère.

Médiocre début de saison

Bon bref, fait quand même chaud sur la presqu’île armoricaine. Très chaud. Les voiles de Brest 2016 ont du mal à trouver la moindre risée mais toutes les terrasses font le plein et les hôteliers respirent. Les professionnels du tourisme ont un peu moins de vapeurs après un pont du 14 juillet très ensoleillé qui a vu déferler des touristes en masse compacte.

Car des vapeurs, ils en ont eues depuis le début de saison. Un mois de mai privé de ponts, ce n’était pas le meilleur lancement de la saison et juin ne fut pas d’un meilleur tonneau avec une météo aussi échevelée que Boris Johnson et un climat social plus agité que Michaël Youn. C’est dite si ce fut mauvais. Mais le money-time, comme disent les Américains et les basketteurs, c’est maintenant. C’est sur les deux mois d’été que se joue toute une année d’activité pour les professionnels du tourisme. Et en Bretagne, la canicule vaut quand même mieux que les dépressions descendant des îles britanniques.

Ce soleil majuscule va avoir un bon impact sur l’activité de cette mi-juillet. Mais par ricochet, il pourrait aussi avoir des prolongements en août selon le scénario de 2003. L’épisode caniculaire de juillet, très marqué dans le sud de la France, avait fait converger vers la Bretagne des centaines de milliers de réfugiés climatiques.

Bretagne Bretons
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