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Brittany Ferries. Les aides d’État prolongées de trois ans

Sans les aides de l’État, la pandémie aurait mis la Brittany Ferries en faillite. Comment l’entreprise emblématique de la Bretagne et ses 3.000 salariés auraient-ils pu surmonter un tel cataclysme avec arrêt brutal de tout trafic passager et bateaux cloués à quai ? L’activité reprend tout doucement, mais il faudra sans doute deux ou trois ans pour que la société retrouve son niveau d’avant la crise, tant le trafic passager a été laminé par le virus après avoir déjà subi le choc du Brexit.

Alors comment tenir pendant ces années de remise en route ? Il fallait une réponse de l’État et elle est venue d’Emmanuel Macron lui-même, aux Assises de la Mer qui viennent de se tenir à Nice. Le président a annoncé que les aides spécifiques de l’État vont être prolongées de trois ans, faisant ainsi référence au remboursement par l’État des charges sociales acquittées par les compagnies. Le soulagement est général dans tout ce secteur d’activité, autant impacté que l’aérien.

Dans son discours, Emmanuel Macron a redit les ambitions de l’État dans le domaine maritime, comme il avait déjà eu l’occasion de le faire à plusieurs reprises, en insistant sur le domaine maritime exclusif de la France, le deuxième par la taille, qui nécessite de grandes capacités de surveillance de sa zone économique exclusive. Il a également évoqué l’extension des aires marines protégées en Méditerranée, la fusion en une seule entité des trois ports de Paris, Rouen et Le Havre ou encore la création, dans les pôles emploi, d’une spécialité maritime dont on peut s’étonner, au passage, qu’elle n’existe pas encore dans un pays qui possède le deuxième domaine maritime mondial avec 1.000 navires de commerce immatriculés, 16.000 marins embarqués et 100.000 emplois induits.

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