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Les Bretons champions du tri mais pas du recyclage

Les Bretons sont les champions français du tri sélectif. La proximité avec la nature, le tissu rural, les penchants écologiques peut-être plus forts qu’ailleurs, l’attachement au terroir… Plusieurs éléments concourrent à faire de la Bretagne un territoire bien pourvu en déchèteries et en systèmes de ramassage sélectif qui lui valent la première place du podium hexagonal en kilogs triés par habitant.

Mais pour ce qui est du recyclage, la region a encore du chemin à parcourir, peut-être par manque de planification globale pour mettre en œuvre et cofinancer des systèmes de recyclage à l’échelle régionale. Jusqu’à présent, neuf plans différents de gestion et de valorisation des déchets étaient en œuvre sur les quatre départements bretons. Il n’y en a maintenant plus qu’un : le plan régional de valorisation des déchets. Il devrait favoriser la mise en œuvre d’une politique plus ambitieuse et plus efficace.

C’est la Région-Bretagne qui, depuis, un an, a en charge l’ensemble du dispositif de recyclage qui s’appuie notamment sur l’économie circulaire. Késako ? C’est l’art nouveau de transformer les déchets en matière première réutilisable. Par exemple, après une déconstruction, réutiliser certains matériaux recyclés, de la pierre jusqu’au béton après concassage. L’exemple vaut dans bien d’autres domaines, dans des périmètres restreints bien sûr, pour que les transports ne viennent pas rendre le recyclage hors-sol et donc hors de prix.

En mettant tous les déchets dans le même panier, la Région entend fixer des échéances pour réduire drastiquement l’enfouissement de déchets et multiplier les collectes et traitements de déchets polluants, comme les huiles de vidange, à travers l’opération « garages propres ».

Collectivités locales, entreprises, associations… Tout le monde est concerné et la problématique n’est pas simple quand on sait, par exemple, que chaque année des milliers de tonnes de déchets inertes sont transportés en camions, de Bretagne et surtout du Finistère jusqu’à un centre d’enfouissement situé près de Laval, faute de site dans le département. Le coût du transport : 3 millions d’euros pour le seul département du Finistère ! Sans compter l’enfouissement

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