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En Bretagne, la voiture électrique cherche encore son public

Que les Français vendent leurs voitures diesel et achètent des véhicules électriques grâce à la prime à la conversion  ! Cette chaude recommandation du gouvernement a été accueillie avec le succès que l’on sait. Elle relève de cette panoplie de mesures touchant l’automobile qui ont été à l’origine du mouvement des gilets jaunes.

On attendait donc avec curiosité la vente flash organisée par Autopuzz, une société de Queven (Morbihan) proposant à un prix unique de 4990 € toute une panoplie de Bluecars d’occasion, la voiture électrique du groupe Bolloré. Celle de la flotte d’Autolib’ à Paris, mise à la retraite anticipée pour cause de rupture de contrat entre la capitale et le groupe de l’industriel breton.

Cette vente à Queven, bien médiatisée, avait été précédée d’un premier épisode très encourageant. Une société de Romorantin (Loir et Cher), là même où ont été entreposées les Bluecars après le retrait parisien, avait mis en vente ces véhicules d’occasion. Et le succès avait été tel que c’est dans une quasi-bousculade tout au long de la journée que 200 Bluecars étaient ainsi parties, au tarif unique de 3.700 euros, fortement bradé pour médiatiser cette opération car il reste encore des milliers de Bluecars à vendre.

Pas foule !

Forte de cette expérience, la société morbihannaise avait mobilisé du monde pour encadrer la vente flash organisée samedi, à un tarif unique de 4.990 euros. Plus élevé qu’à Romorantin mais la demande avait été tellement forte ce jour-là qu’on pouvait penser qu’une occase à ce tarif-là, encore minoré par la prime de conversion si on a une diesel à envoyer à la casse, pouvait attirer beaucoup de monde à cette grande opération de déstockage en Bretagne.

Loupé ! On ne s’est pas bousculé sur le site et si la société affirme avoir vendu une cinquantaine de véhicules, les trois-quarts le furent par téléphone. Donc pas forcément des acheteurs bretons. Le prix de 4.990 € était-il trop élevé pour des voitures qui n’ont pas toujours été ménagées par leurs utilisateurs occasionnels ? Le résultat était en tout cas bien visible sur le site où la fréquentation n’eut aucune mesure avec celle du Loir et Cher, cher à Michel Delpech.

Alors la Bretagne est-elle encore trop peu ouverte à l’électrique ? Le mouvement des gilets jaunes a-t-il écorné l’image de la voiture électrique ? Sans doute faudra-t-il attendre que le marché soit sorti de toutes ces turbulences pour que ces modèles plus écologiques commencent à trouver leur public sous le ciel d’Armorique.

Bretagne Bretons
1 Commentaire
  1. Le Coz

    Et pour quand les camping car électrique ?

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