Bretagne. Le retour low-cost des touristes britanniques

Et si on parlait d’autre chose que les gilets jaunes ? Le tourisme breton par exemple. On n’est certes pas en pleine saison mais c’est en fin d’année que les chiffres tombent. Et qu’indiquent-ils ? Que le nombre de nuitées en Bretagne, cette année, est en hausse de 2,6% et que, contrairement à 2017 portée par les résidents français, cette fois ce sont les étrangers qui ont permis au tourisme breton de connaître une nouvelle hausse.

La plus étonnante, c’est le retour de la clientèle britannique, traditionnellement en tête du palmarès en Bretagne. L’an dernier elle était en baisse de 4% après le choc du Brexit et la chute de la livre qui laminait le pouvoir d’achat britannique. Donc la question qui se posait était de savoir si cette tendance baissière allait se poursuivre maintenant que le Brexit est pratiquement dans les clous. Eh bien, non. Les touristes du Royaume Uni font un retour remarqué avec une hausse de 9,5% mais essentiellement dans les campings et prioritairement sur des emplacements nus. C’est donc un retour low-cost mais très rassurant pour les professionnels bretons dans le contexte compliqué du Brexit.

La hausse la plus spectaculaire vient d’Outre-Rhin avec une forte progression de la clientèle allemande de +17,4 % que le succès considérable de la série allemande du commissaire Dupin (qui a pour cadre la Bretagne) ne suffit pas à expliquer. Sans doute faut-il y voir aussi l’incidence de l’élimination très précoce de l’Allemagne en coupe du Monde après une défaite traumatisante face à la Corée-du-Sud, fin juin. D’ordinaire, les fans allemands restent chez eux jusqu’à la finale qu’ils gagnent souvent, dans l’espoir d’une monumentale fête. Cette fois, la monumentale défaite les a fait détaler rapidement pour aller trouver une maigre consolation sous d’autres cieux. Les Espagnols et les Italiens eux aussi sont en hausse sensible avec +11,2 et +10,5 % mais là, c’est plutôt la canicule que le football qui tient d’explication.

Ces touristes étrangers représente environ 20% de la clientèle totale de la Bretagne dans des structures d’hébergement (campings, hôtels…) où l’année avait pourtant très mal commencé avec un -36% en avril. Mais le calendrier scolaire, les températures et le positionnement des jours fériés allaient tout aussitôt renverser la situation avec un spectaculaire mois de mai (+51%), puis une haute saison dans la moyenne avant une très bonne arrière saison portée par une météo quasi-tropicale !

René Perez
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