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La Bretagne ruban bleu de la construction neuve

Depuis un an, les indications fournies par les notaires, les agents immobiliers ou même la Banque de France font état d’une reprise assez nette de la construction de logements en Bretagne. Cette fois, c’est la Fédération nationale des promoteurs immobiliers qui a donné un nouvel indicateur, lors d’une réunion à Paris, en révélant que la Bretagne est le ruban bleu de la construction de logements en France continentale. Seule la Corse fait mieux.

Avec 21,5% d’augmentation sur un an, la Bretagne est largement en tête des des régions, devançant même l’Ile de France, alors que la moyenne française n’est que de + 4,1 % sur la même période. Cette progression est perceptible dans tous les segments de la construction mais elle est surtout sensible dans le logement collectif et se concrétise bien plus dans la grande région rennaise que dans la partie ouest de la Bretagne.

Ce niveau de la demande dans l’Ouest se vérifie aussi sur les prix puisque Nantes est la métropole qui a connu la plus forte augmentation sur un an (+ 6 %), Rennes figurant aussi dans le peloton (+3,4%) alors que la moyenne française n’est que de +1,2%.

Ventes : +22,4%

Lors de cette conférence de presse, les promoteurs immobiliers ont également souligné l’accélération de la vente de logements (neufs et anciens) sur tout le territoire national où, pour le premier semestre, les transactions ont progressé de 22,4 % . Et même de 29,6% sur le seul deuxième trimestre, traduction d’un nouveau coup d’accélérateur.

Il est vrai que les astres n’ont jamais été aussi bien alignés : taux d’intérêt historiquement bas, retour des investissements dans la pierre, extension du prêt à taux zéro, dispositif Pinel d’aide à l’investissement locatif, prêt à taux réduit pour l’accession dans les quartiers prioritaires… L’environnement est on ne peut plus favorable à l’investissement. Les particuliers n’y sont pas restés insensibles puisqu’au deuxième trimestre, les ventes aux ménages ont progressé de 26, 8% sur l’ensemble de l’Hexagone pour atteindre 33.578 sur le deuxième trimestre, ce qu’on n’avait pas vu depuis 2010 (29.699 sur le même trimestre).

On notera au passage que ce dynamisme dans la vente de logements va apporter une bouffée d’oxygène aux finances des départements, étranglés ces dernières années par l’augmentation des dépenses sociales. Les droits de mutation, prélevés à leur profit sur chaque transaction immobilière, vont très logiquement subir une sensible augmentation

Pierre Vincent
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