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Bretagne. Le roi Arthur arrive au petit trot

Les contours du futur parc d’attraction consacré à la légende du roi Arthur et des Chevaliers de la Table ronde commencent à se dessiner. Sa création, annoncée l’an dernier, vient d’être concrétisée par le choix du nom de baptême de ce lieu de spectacle, situé entre Rennes et Nantes. Ce sera le parc Avalonys, contraction d’Avalon, l’ile où selon la légende le roi Arthur a fini sa vie et Ys, la légendaire ville engloutie que la tradition orale quelque part du côté de la baie de Douarnenez.

En mêlant dans ce nom les mythologies celtique et bretonne, les concepteurs du projet en définissent le contenu, avec le roi Arthur comme figure tutélaire de ce futur parc historique situé non loin d’une forêt que la tradition a qualifié comme pouvant être la légendaire Brocéliande. Mais plusieurs autres sites ont eu le même privilège dans le grand royaume de la Bretagne du temps du roi Arthur, situé des deux côtés de la Manche.

80 hectares à acquérir

Si le roi Arthur arrive ainsi au petit trop, c’est qu’un projet d’une telle envergure ne se fera pas d’un coup de baguette magique de Merlin l’Enchanteur. Il faut d’abord convaincre la population locale et le monde rural de la pertinence de ce projet. Ce fut, en 2016, la première démarche des concepteurs avec à leur tête Aurélien Loro et les associés d’Enez Aval. Cette adhésion est d’autant plus indispensable qu’il faudra acquérir 80 hectares dont une bonne partie de terres agricoles, pour un développement du site qui pourra s’étaler sur plusieurs décennies.

La démarche semble en tous cas bien entamée puisque la communauté de communes des Vallons de Haute Bretagne (19 communes autour de Guichen et Guipry-Messac) est étroitement associée au projet et que c’est la SAFER, groupement d’intéret général spécialisé dans les acquisitions foncières qui prend en charge les négociations. Un gage de transparence, selon les dirigeants du projet.

Quant à cette nouvelle année 2017, elle va être en grande partie consacrée à la levée de fonds indispensable pour un projet d’une telle envergure, même s’il n’entend pas concurrencer le Puy-du-Fou.

Pierre Vincent
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