La Bretagne résiste bien aux défaillances d’entreprises.

Depuis un an, les statistiques de l’Insee indiquent que la Bretagne est la région française dont l’économie résiste le mieux à la pandémie. La diversité de son tissu économique est son meilleur atout en temps de crise, mais il faut aussi y ajouter son actuelle attractivité qui a des effets positifs sur bien des pans de son activité.

Par ricochet, la Bretagne est sur le podium des régions qui résistent le mieux aux défaillances d’entreprises. Depuis des mois, on nous annonce que la fin du quoi qu’il en coûte va se traduire par une multitude de défaillances d’entreprises et une vague de licenciements. Or, bien que la fin des aides de l’État soit déjà amorcée, c’est l’inverse qui se produit, si l’on en croit les chiffres que vient de publier le groupe Antares, spécialisé dans la vie des entreprises.

Il indique qu’au troisième trimestre (juillet à septembre inclus), les défaillances ont reculé de 20,8 % au plan national, à la surprise quasi générale puisqu’on s’attendait plutôt à une tendance inverse. Il faut dire que la reprise économique est vigoureuse et qu’elle sert ainsi d’amortisseur au ralentissement des aides de l’État. La Bretagne fait mieux que le plan national puisque les défaillances, pour la même période, sont en baisse de 30,2 %, situant la région en seconde position derrière la Corse et sa spectaculaire baisse de 54 % des défaillances.

90 % des défaillances concernent des entreprises de 1 à 10 salariés et Antares modère son analyse, en enregistrant une hausse assez sensible des dépôts de bilan dans la catégorie des 10 à 19 employés qui peut laisser craindre un prochain retournement de tendance. Avec une question primordiale : qui aura le dernier mot ? Les effets négatifs de la fin du quoi qu’il en coûte ou les effets bénéfiques de la reprise économique, plus vigoureuse que prévu ?

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