Bretagne. Reconquérir les touristes étrangers

Après une très bonne année 2015 et une année 2016 plutôt décevante, que va donner l’année 2017 pour le tourisme breton ? La réponse dépendra en grande partie des vacanciers étrangers. Ils ne représentent qu’un cinquième environ des touristes choisissant la Bretagne mais leur pouvoir d’achat est globalement plus élevé que celui des Français. Leur nombre varie de 17 à 20 % selon les années mais leur influence est plus élevé que ce ratio en raison de cette disponibilité financière qui impacte notamment l’hôtellerie et la restauration.

Or, l’an dernier, la clientèle étrangère a été en baisse sensible en Bretagne, en raison probablement d’un contexte sécuritaire tendu, d’une météo pas très engageante au printemps avec des inondations dont les images ont fait le tour d’Europe mais aussi bien sûr à cause du Brexit et de la chute de la livre qui a donné un grand coup de rabot dans le pouvoir d’achat des Britanniques. C’est d’ailleurs cette clientèle qui a principalement fait défaut (- 10%) mais les Hollandais (- 6%) ou les Allemands (-5%) étaient aussi moins nombreux.

La clientèle française a, en grande partie, compensé ces défections et l’été qui s’annonce prometteur si on en croit l’enquête en ligne Toluna effectuée fin juin avec le concours de plusieurs régions de l’Hexagone. Elle indique d’abord que les Français seront plus nombreux à partir en vacances cette année (24 % de non partants contre 30 % en 2016) et que deux régions arrivent ex-aequo en tête pour les intentions de départ : la Bretagne et Provence-Alpes-Côte-d’Azur (17 % chacune). Pour les professionnels du tourisme, c’est une bonne perspective d’autant que la canicule de la fin juin pourrait bien être un levier supplémentaire pour le tourisme breton. Du côté des étrangers, aucune prévision régionale de cet ordre n’est disponible, bien entendu, et les professionnels (70.000 emplois au coeur de l’été) croisent les doigts pour que la Bretagne retrouve le bon niveau qu’elle avait connu en 2015.

René Perez
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider