Image Chambre Agriculture Bretagne

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Bretagne. Le prix des terres continue d’augmenter

Contrairement à la tendance nationale, le prix ces terres agricoles libres a augmenté l’an dernier sur tout le territoire breton à l’exception des terres d’Ile-et-Vilaine qui ont stagné à 4750 euros/ha, selon la FNSafer qui vient de rendre public les résultats 2016 du marché foncier. Cette stagnation est le résultat de la baisse des prix constatée dans les régions de Fougères et de Saint-Malo.

Ainsi le prix des terres a augmenté de 3 % dans le Finistère et s’établit à 4930 euros/ha. Il est tiré par les hausses de 5 % en Pénéplaine bretonne au sud et de 6 % dans les Monts d’Arrée. La hausse des prix a été légèrement plus forte dans les Côtes-d’Armor et le Morbihan puisqu’elle s’est élevée à 5 %. Un hectare de terres libres se négocie en moyenne 4460 euros/ha dans le Morbihan quand il atteint 5010 euros/ha dans les Côtes-d’Armor. Et au sein de ces départements, la hausse est plus importante (+ 8 %) dans le Sud-ouest des Côtes-d’Armor et le Nord du Morbihan. Seule la petite région Bretagne centrale dans le Morbihan a vu son prix baisser de 3 % en 2016.

D’une façon générale des prix sont relativement homogènes sur l’ensemble de la Bretagne entre 4000 et 6000 euros/ha, à l’exception du littoral breton nord et de la région de Fougères où ils dépassent 7000 euros/ha. En revanche, les secteurs des Monts d’Arrée dans le Finistère et du pays de Redon en Ille-et-Vilaine conservent des prix inférieurs à 3500 euros/ha.

Bien qu’en hausse, les prix des terres en Bretagne restent encore inférieurs à la moyenne nationale qui a vu ses prix stagner à 6030 euros/ha (+0,4%). Si les achats de terres agricoles restent majoritairement le fait d’agriculteurs, soit à titre individuel, soit dans le cadre de sociétés, la FNsafer observe une tendance de fond à l’intervention sur le marché foncier de sociétés d’exploitations françaises ou étrangères financées par des détenteurs qui ne participent pas aux travaux agricoles. Autre tendance de fond, la reprise de l’artificialisation des terres pour l’urbanisation et les infrastructures. Ce sont 50 000 à 60 000 ha de terres agricoles qui sont ainsi grignotées tous les ans, soit l’équivalent d’un département tous les 5-6 ans. A ce rythme, un cinquième du potentiel agricole français aura disparu entre 1960 et 2060.

Michel Bourdoncle – Agence Socopag
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