Bretagne. Prends ta gourde et marche !

C’est un des produits tendance de cet été 2019 en Bretagne. La gourde fait un retour spectaculaire sur les chemins de randonnée et sur les plages bretonnes, propulsée par l’élan écologique qui nous incite tous ou presque à trouver une alternative aux plastiques. Et à ces bouteilles du même nom qui ont tellement proliféré sur la planète qu’il faudra des siècles pour les faire disparaître de tous ces coins de nature où elles se nichent parfois sournoisement.

Ce sont elles, d’ailleurs, qui ont naguère détrôné la bonne vieille gourde, celle des scouts et des marcheurs, en métal puis en plastique, qui entrait dans le paquetage de tout amateur de virée dans la nature. Jusqu’aux années 70, la gourde avait encore toute sa place dans le paysage avant que la bouteille plastique ne vienne lui tordre le goulot. Tellement pratiques et peu chère, ces bouteilles jetables ! Et tellement innombrables qu’elles ont fini par être l’un des brusques révélateurs de la marée de pastique qui empoisonne la planète.

Changement de cap ! La tendance revient au durable, au non jetable et à l’écologique sous toutes ses formes. Et revoilà la gourde remise dans le circuit, pour emporter de l’eau fraîche ou du café chaud au travail et plus encore visible, en ces vacances d’été 2019, où elle conjugue la vertu écologique et le profil esthétique sur les plages et les chemins de rando. Nos gourdes d’antan faisaient un peu potiches par rapport à celles qui déferlent sur le marché, confiées aux mains de désigners qui les ont rendues très esthétiques. Et incassables ! Car c’est là aussi la grande nouveauté de cet accessoire très tendance. On ne voit maintenant plus ces gourdes dont les parois intérieures étaient en ampoule de verre, terme technique qui désignait ce très fin verre qui se cassait en mille morceaux quand la gourde choyait malencontreusement, comme le fromage du bec d’un corbeau. Paaaf !

Désormais, les plus sophistiquées d’entre elles ont une double paroi en inox incassable, qui prolonge la durée de froid ou de chaud. Et en ces temps où la canicule sévit, sauf en Bretagne bénie des dieux, la gourde trace sa route, les ventes explosent et sa destinée ne semble plus devoir être contrariée par les bouteilles plastique, abandonnées en chemin ou débordant des poubelles de plages où elles sont désormais comme la verrue sur le nez.

René Perez
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider