La Bretagne sur le podium du vote Macron

75,36 % pour Macron, 24,64 % pour Le Pen. La Bretagne a placé largement en tête le chef de file du mouvement En Marche, lui accordant 10 points de plus qu’au plan national. Le scénario était prévisible après après un premier tour où l’écart entre ces deux candidats était le plus large des régions françaises, hors Paris où le FN n’a jamais réussi à percer vraiment.

Le quarté breton du premier tour (Macron-Mélenchon-Fillon-Le Pen) était le seul des régions françaises dans cet ordre et la question statistique qui se posait pour le second tour était de savoir si la Bretagne allait décrocher le pompon macroniste, hors Paris. Eh non ! Si la capitale, avec 79,89 % pour Macron occupe largement la première place, la Bretagne (75,36%) est devancée par la région Rhône-Alpes (76,49%). Il faut probablement y voir l’influence de Gérard Collomb, maire de Lyon et macroniste de la première heure, mais aussi la place occupée par Mélenchon en Bretagne, au premier tour. Il arrivait en seconde position et la relative faiblesse de ses reports, de toute évidence, a atténué la performance bretonne de Macron, offrant du même coup un score inédit au Front national. Près de 25 % des voix en Bretagne : jamais le parti de Marine Le Pen n’était arrivé à une telle altitude.

Après l’élection du nouveau Président, place maintenant aux législatives. François Hollande a réussi un grand écart aussi extravagant que cette campagne, en laissant le Parti socialiste en lambeaux tout en voyant son poulain lui succéder. Le scénario lui a doublement échappé mais la performance sort du lot ! Alors, quel panorama législatif émergera des urnes dans moins de deux mois ?

Actuellement, 20 des 29 sièges de députés en Bretagne sont occupés par des élus PS et apparentés, dont 8 sur 8 dans le Finistère . Que vont-ils devenir si le PS implose ? Jean-Yves Le Drian, très discret dans les médias, a entrepris de labourer le terrain en toute discrétion et de convertir au macronisme galopant des élus socialistes complètement embourbés, ici comme ailleurs. Il en a déjà rencontré un bon nombre et, à la double lecture des résultats de cette présidentielle et de la fracturation prévisible du parti socialiste, il serait étonnant que certains d’entre eux ne franchissent pas le Rubicon pour aller grossir une future majorité présidentielle.

René Perez
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