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Bretagne. Plus de lupin pour moins de soja

Le lin a fait un retour remarqué en Bretagne et une filière s’est constituée pour accompagner cette renaissance. En ira-t-il de même du lupin, cette plante protéagineuse un peu oubliée et qui pourtant présente de nombreux atouts pour l’alimentation ou la cosmétique humaines et surtout pour l’alimentation animale ?

C’est l’objet d’une rencontre franco-russe qui vient de se tenir à Combourtillé près de Fougères (Ille-et-Vilaine), commune ou des parcelles expérimentales de lupin sont en cours. Pourquoi les Russes ? Parce qu’ils sont avec les Australiens les plus gros producteurs mondiaux et qu’ils veulent intensifier la culture de cette plante pour réduire leur dépendance au soja américain.

Car le lupin est une alternative au soja et au maïs pour l’alimentation animale, bien qu’il ne soit que très modestement exploité en France où l’on ne compte guère plus de 5.000 hectares de cette culture. Les Russes atteignent le million, comme les Australiens.

Riches en protéines

Le lupin a de multiples qualités mais un très gros défaut. Il peut contenir des alcaloïdes dont l’effet sur le tube digestif peut s’avérer très dommageable. Mais cette plante qui a la particularité de se décliner en de multiples variétés et couleurs différentes, possède heureusement quelques variétés blanches, jaunes et bleues ne contenant que très peu de ces alcaloïdes. Ce sont elles qui sont mises en culture et de plus en plus destinées à l’alimentation animale car cette plante est riche en protéines (40 % comme le soja) mais aussi en fibres, sucre, minéraux…

Cette légumineuse a également pour vertu de capter l’azote dans l’air pour le restituer dans le sol et d’être d’un coût de production limité puisqu’elle nécessite moins de pesticides que le soja. Autant dire que le lupin et ses graines nutritives ont le profil d’une protéine de terroir susceptible d’atténuer le recours au soja qui compte, chaque année, pour cinq milliards d’euros dans la balance commerciale. Le lupin suscite donc beaucoup d’intérêt même si sa belle fleur est encore bien rare dans la variété chromatique des campagnes françaises.

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