Bretagne. Plus de fret grâce au nouveau TGV

Le nouveau tronçon de ligne à grande vitesse entre Rennes et Le Mans, qui sera ouvert le 5 juillet, c’est comme une nouvelle autoroute parallèle à une nationale. La ligne actuelle va être délestée du trafic TGV, assuré par le nouveau tronçon, mais elle restera en service pour le plus grand bénéfice des trains régionaux et du fret. Ces deux transports étaient jusqu’à présent assujettis aux contraintes des convois prioritaires de la grande vitesse, ce qui, pour le fret notamment, a constitué un frein au développement, voire même un coup fatal à certaines ambitions.

Et quel meilleur exemple que Combiwest, la société ferroviaire créée par  les légumiers du Léon pour expédier leurs productions hors de Bretagne en remontant de Rennes vers Paris puis descente vers Lyon pour le plus gros du trafic. Contraints de jeter l’éponge, les dirigeants de cette société ont souvent répété à quel point la SNCF lui avait mis des bâtons dans les roues, en sortant de sa sacoche des contraintes de circulations ou des pannes soudaines pour arrêter ses convois, notamment du côté du nœud ferroviaire du Mans. Jusqu’à l’arrêt total de la société. Avec le nouveau tronçon 100 % TGV, s’ouvrent de nouvelles perspectives pour le trafic ferroviaire à partir de la Bretagne, resté à ce jour embryonnaire.

Il renvoie, au passage, à la vaste plaisanterie que fut le projet d’écotaxe pour la Bretagne. Non seulement c’était un impôt sur le handicap faisant payer plus cher ceux qui étaient les plus éloignés (un comble!) mais l’écotaxe visait aussi à contraindre les entreprises à transférer le transport par camion, jugé trop polluant, vers les voies fluviales et le ferroviaire. Dans les deux cas, la Bretagne est servie. Le canal de Nantes à Brest n’est plus navigable depuis des lustres et pour le fret ferroviaire, mieux vaut ne pas se faire d’illusion. Et encore moins sur une ligne Brest-Nantes totalement inexistant en raison d’une rupture de charge à Quimper.

On croise donc les doigts pour que la ligne libérée par le nouveau tronçon TGV Rennes-Le Mans donne un vrai coup de fouet au ferroutage d’une région qui exporte 50 % de ses productions légumières et la plus grosse part de ses produits agroalimentaires

René Perez
2 Commentaires
  1. Chavernac

    Bonjour,
    Votre article comporte une grave erreur : à Quimper, il n’y a pas de changement d’écartement des rails.
    Plutôt que de discréditer vos colonnes par de si graves fautes, vous seriez bien inspirés de vous entourer des bonnes compétences, domaine par domaine.
    Lorsque l’on connaît bien un domaine (ici le ferroviaire) et que l’on constate de telles erreurs, on en déduit qu’il doit probablement en être de même dans tous les domaines abordés par la presse … Cela ne va pas dans le sens de la crédibilité de la presse. Il serait si facile de faire relire vos articles par des experts (dont je ne suis pas, étant simple connaisseur).
    Cordialement

    • Maxence Perez

      Bonjour, Merci pour votre retour.
      Vous avez entièrement raison, nous corrigeons immédiatement notre erreur.
      Cdt,

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