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Bretagne. Taux de pauvreté le plus faible de France

La Bretagne est, derrière les Pays-de-la-Loire, la région la moins inégalitaire de France, selon l’INSEE. L’écart entre les plus riches et les plus pauvres est plus réduit que dans la quasi-totalité des autres régions françaises. Mais ce constat tient aussi à une autre caractéristique de la Bretagne  : c’est la région où le taux de pauvreté est la plus faible de France. Il se situe à 10,8 %, soit 3,9 % au dessous de la moyenne nationale.

Les explications sont multiples mais d’eux d’entre elles s’imposent d’évidence : la première, c’est que le chômage est plus faible en Bretagne que dans le reste des régions françaises et la seconde est liée au taux d’activité des femmes qui est supérieur à la moyenne nationale. Le taux de retraités aisés ou encore le taux élevé de travailleurs indépendants sont eux aussi des facteurs d’explications.

Mais où se situe le seuil de pauvreté ? La question est complexe car on ne prend pas toujours les mêmes critères d’évaluation. Certains considèrent qu’il faut la fixer à 50 % du revenu médian (cela ferait donc un seuil de pauvreté à 846 euros par mois, actuellement, pour une personne), d’autres et notamment l’INSEE, l’institut de la statistique, estiment qu’il faut retenir le critère des 60 %, ce qui fait 1.015 euros par mois et par personne actuellement. Sur cette base, l’Insee considère donc qu’il y a 14,7 % de pauvres en France (10,8 % en Bretagne) mais d’autres font valoir que ce seuil de pauvreté à 1.015 euros correspond au niveau de la classe moyenne des années 70…

L’indice est donc très fluctuant.

Cinq groupes

Sur la base de son étude, l’Insee divise la Bretagne en cinq groupes de répartition de la masse des revenus.

– Les poles urbains concentrent le plus d’inégalités, avec des salaires élevés mais aussi un fort taux de pauvreté.

– Le littoral a la plus forte proportion de retraités

– Les espaces périurbains (proche banlieue des villes) sont plutôt ceux des salariés aux revenus élevés.

– A la frange de ces espaces, on trouve les familles aux revenus modestes.

– Dans les zones à dominantes rurale, les prestations sociales atténuent les situations de pauvreté.

Statistiquement, en Bretagne, ces prestations représentent en moyenne plus du tiers des ressources des foyers et personnes les plus pauvres.

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3 Commentaires
  1. Destartin

    Il n’y a aucune corrélation entre taux de chômage et taux de pauvreté. La Grande-Bretagne et les USA sont là pour le prouver.
    Quant au seuil à retenir, il est évidemment de 60 % du revenu médian. Qui peut vivre avec 1.015 € par mois?

    • Francois

      En quoi votre exemple est-il pertinent ? Je ne comprends pas bien…

    • Gabrielle KERDAL

      Je travaille 104h par mois(soit 26h/semaine) car je n’ai pas trouvé de 35h/semaine… (en tant que libraire) et je touche en moyenne 750€ par mois avec un complément (pour l’instant) de 150 € de pôle emploi… alors oui, ne vous en déplaise, on peut vivre (ou survivre) avec moins de1015 €. Mes horaires sont sans cesse changeants, ce qui ne me permet pas de trouver un emploi complémentaire et j’ai 55 ans…
      Je ne mange qu’un repas par jour, je paie plein pot toutes mes charges car je vis seule… et les petites économies que j’ai réussi à mettre de côté (20 000 €)… font que je n’ai aucun droit, même à l’APL…
      Là dernière en date, une taxe d’habitation de 482 €, car je vis dans l’hypercentre rennais, pas par choix mais c’est le seul logement (14 m2) que j’ai pu trouver sans garantie, ni caution…

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