Bretagne. Olmix met l’algue à tous les rayons

« Les solutions viendront de la mer, à condition qu’on la respecte ». Les spécialistes en sont convaincus : à l’heure où l’humanité s’interroge sur son avenir, ce sont les océans qui apporteront nombre de réponses aux besoins. Hervé Balusson prêche cette conviction depuis plus de trente ans, lui qui dirige l’entreprise bretonne la plus investie dans les algues. Avec deux chiffres qui claquent : 900 employés de 45 nationalités différentes dans la giron de cette entreprise morbihannaise qui a conservé son siège et sa première usine à Bréhan, non loin de Pontivy dans le Centre-Bretagne. En gros, un tiers de ses effectifs sont en France, un tiers en Asie où les algues on connaît et un tiers dans le reste du monde.

Et si on en croit Hervé Balusson, toutes les ramifications de cette multinationale sont autant de têtes chercheuses sur les algues. « Nous avons 300 essais en cours dans le monde », a-t-il affirmé au quotidien Ouest-France, donnant ainsi une indication chiffrée sur l’importance de la recherche dans cette entreprise mais aussi sur les énormes potentialités des algues auxquelles s’intéressent maintenant tous les pays littoraux de la planète.

La société qui n’utilise en Bretagne que des algues échouées (laitue de mer, algue rouge…) continue à étoffer sa gamme de production en explorant de nouvelles applications. Dans le Bordelais, Olmix travaille avec des vignerons pour trouver des solutions aux pesticides, en utilisant des engrais aux algues qui divisent par trois les pulvérisations chimiques. En Bretagne, elle apporte de nouvelles solutions en élevage pour nourrir et soigner les animaux a partir d’algues. Une boucherie a même été ouverte à Pontivy pour constituer une vitrine de la qualité des viandes ainsi produites.

Mais Olmix s’est aussi investie dans les oeufs de poules traitées aux algues, donc sans antibiotiques, et procède à des tests de nouvelles applications en boulangerie et pâtisserie. En prime, elle vient de sortir un label « Merci aux algues » dont la société ne veut pas faire une exclusivité-maison mais un concept ouvert à tous ceux qui produisent des algues, de l’alimentaire à la cosmétique, à condition de respecter les règles du métier.

Elle espère ainsi donner une meilleure visibilité au rôle croissant que prennent les algues dans nombre de produits que nous utilisons. Et la tendance ne devrait pas s’inverser si on en croit les exigences de plus fortement exprimées par les consommateurs en faveur de produits sains et de qualité.

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