Bretagne-Normandie. La coquille saint-jacques en quantités records

Du jamais vu ! Depuis que l’Ifremer, l’institut de la mer, effectue des prélèvements en baie de Saint-Brieuc et en baie de Seine, jamais elle n’a enregistré de tels stocks de coquilles saint-jacques. Sur les cinquante dernières années, date du début de ces prélèvements annuels, le niveau de biomasse disponible n’a jamais atteint un tel niveau, contrairement aux années 70-80 où les stocks provoquaient plutôt de légitimes inquiétudes sur la pérennité des bancs de coquilles.

En chiffres cela donne une biomasse disponible, donc immédiatement exploitable, de 64.000 tonnes en baie de Seine et 37.000 tonnes en baie de Saint-Brieuc, soit carrément le double de ces dernières années où on avait déjà enregistré une augmentation très nette des stocks. Et les années à venir, sauf catastrophe, semblent bien assurées puisque l’Ifremer a enregistré la présence de très importantes quantités de juvéniles qui seront adultes pour les campagnes 2022-2023. Au total, 62.000 tonnes sont enregistrées en baie de Saint-Brieuc dont les 37.000 déjà potentiellement disponibles pour la pêche.

Alors que la campagne vient de débuter à Saint-Brieuc, elle ne reprendra qu’à la mi-novembre dans la baie de Seine et chez les Bretons comme chez les Normands, on a toutes les raisons de se réjouir de ces belles perspectives qui récompensent la gestion rigoureuse de cette pêche par les professionnels. Cet état des stocks tient d’ailleurs en partie à l’élargissement des anneaux des dragues, ces dernières années, qui limite les remontées de juvéniles.

Mais selon l’Ifremer, il est également probable que le réchauffement climatique soit à la base de cette démographie galopante, l’hiver dernier ayant été d’une exceptionnelle douceur, bien plus propice à la croissance que les hivers froids. Enfin, le niveau de cette population hors normes tient aussi, en partie, au covid. En mars-avril, la pêche a été arrêtée pendant trois semaines, ce qui a apporté un répit plus apprécié sous la mer qu’au dessus.

Bretagne Bretons
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider