fanch

Bretagne . La leçon de com’ de Francois Hollande

François Hollande devrait ouvrir une maison d’édition. Son passage en Bretagne, pendant trois jours, vient de témoigner à quel point il a su transformer une simple tournée de dédicace de livre en événement médiatique générant des assauts de superlatifs. Son livre « Les Leçons du pouvoir » va-t-il décrocher le Goncourt ? Pas vraiment. Mais la façon dont l’ex-président organise ses séances de signatures devrait être cité en exemple dans toutes les écoles de communication.

D’abord, il arrive généralement en retard. Et parfois même avec deux heures de retard, comme ce fut le cas à Plérin, près de Saint-Brieuc. Ceux qui l’attendent pourraient être tentés de se faire la malle mais comme ils ont acheté le bouquin avant d’arriver dans la zone de dédicaces, plus question de rebrousser chemin même s’il faut attendre des plombes.

Quand il arrive, il fait un petit speech d’introduction, plaisante un peu et pendant ce temps là, la file d’attente grossit. Mais là où il est vraiment très fort, c’est quand il sort son stylo pour signer son livre. D’ordinaire, l’auteur accélère un peu quand il voit qu’il y a du monde. François Hollande fait l’inverse. Il se lance dans une course de lenteur, demande à chaque lectrice-lecteur des nouvelles de la famille «(« Ha, le petit rentre en CP, c’est bien ça »), sort éventuellement une petite blague et certains lecteurs restent jusqu’à cinq minutes avec lui.

Jusqu’à deux heures du mat’

Résultat des courses, si on peut dire : ses séances de signatures durent des plombes et des plombes et la presse, fort logiquement, relate qu’ici il a fait cinq heures de dédicaces, là que le président de Région, Loïc Chesnais-Girard , a dû attendre minuit pour diner avec lui alors qu’ils auraient du attaquer la soupe sur les coups de 20 heures et on a annonce même qu’à Plerin, il a tenu jusqu’à 2 heures du matin. Trop fort, Fanch !

Les retombées médiatiques sont telles qu’on a l’impression que notre Ex est en passe d’établir un record dans le monde de l’édition avec son bouquin déjà réédité. Mais c’est loin d’être le cas. Son livre, qui file vers les 100.000 exemplaires, est encore loin, très loin de celui de son ex-compagne, Valérie Trierweiler, dont les 300.000 premiers exemplaires de « Merci pour ce moment », se sont arrachés en deux semaines à peine. Sa diffusion totale voisine actuellement les 700.000 exemplaires et notre Ex n’est donc pas près d’atteindre le record de son ex. Si elle avait fait des seances de dédicaces au même rythme que lui, elles se seraient achevées le lendemain à midi !

René Perez
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider