Bretagne. Forte hausse des projets de recrutements

Le quatrième trimestre de l’année 2017, celui qui vient de s’achever, a enregistré une forte reprise des projets de recrutements en Bretagne. Deux fois plus que le trimestre précédent, dans un mouvement d accélération inédit ces dernières années. C’est la conclusion à laquelle vient d’aboutir la Chambre de commerce et d’industrie de Bretagne qui a relevé, dans l’ensemble des médias bretons, toutes les annonces de projets de recrutement de 10 personnes et plus, à court et moyen terme, annoncés durant ce dernier trimestre.

En chiffres bruts, cela donne 5.137 projets d’embauches contre 2.650 au trimestre précédent, plus de la moitié d’entre eux (2.598) se situant dans le secteur des services dont 1.005 dans les transports et 903 en conseil et informatique. L’industrie fait preuve également d’un regain de vitalité avec 1.775 embauches annoncées (agroalimentaire, automobile et sous-traitants, construction navale…).

Mais cette tendance très ferme ne fait que creuser un peu plus le fossé entre l’est et l’ouest de la région puisque 63 % de ces projets de recrutement se situent en Ille-et-Vilaine, soit approxivement les deux tiers. Finistère (21%), Côtes-d’Armor (9%) et Morbihan (7%) sont très loin derrière le département qui tire l’emploi en Bretagne.

200 à Brest, 1.800 à Rennes !

L’effet de contraste est fort quand on compare les perspectives dans les deux principales villes bretonnes : 200 emplois prévus dans l’agglomération de Brest et 1.800 annoncés dans le secteur de Rennes, avec notamment 200 emplois liés à la plate-forme logistique de Biocoop à Tinténiac et 200 également à Rennes, annoncés par Sopra Steria, un des leaders de l’informatique.

L’est et l’ouest n’avancent plus du tout à la même vitesse si on relève qu’en 1982, le Finistère et l’Ille-et-Vilaine représentaient chacun 30 % de l’emploi breton. Aujourd’hui l’écart s’est creusé : 27 % pour l’un, 35 % pour l’autre et ces derniers chiffres de conjoncture sur le marché de l’emploi laissent présager un creusement du fossé que plus rien ne semble en mesure de freiner.

L’agglomération rennaise cumule désormais tous les avantages et ces derniers chiffres portent aussi en eux les premiers effets de la nouvelle ligne LGV qui situe désormais Rennes dans la grande banlieue de Paris, du moins en temps de trajet.

Dans ce panorama, le Centre-Bretagne a lui aussi quelques raisons de se sentir à l’écart de cette envolée des perspectives d’embauches en Bretagne. Elles y sont très rares. Peut-être devra-t-il se faire entendre encore un peu plus pour qu’au titre des compensations à l’abandon de Notre-Dame-des-Landes, la route centrale bénéficie d’un coup de pouce financier décisif pour que le centre soit enfin à égalité d’infrastructure routière avec le reste de la Bretagne.

René Perez
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider