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Bretagne. Un convoi mortuaire pour la survie des abeilles

Ils ont baptisé cela, « un convoi mortuaire ». Et c’est effectivement par milliers qu’ils transportent des cadavres. Les restes de colonies d’abeilles détruites depuis le début du printemps, une véritable hécatombe comme on en a rarement vu en Bretagne. Elle provoque la colère et l’effarement des apiculteurs bretons qui affirment qu’en à peine quelques semaines, 20.000 colonies ont été dévastées, ce qui représente 30 % de leur cheptel.

Les abeilles semblent complètement désorientées, ne sortent plus et se laissent mourir, constatent-ils avec amertume. Et ici, ce n’est pas le sinistre frelon asiatique qui est visé mais bien les pesticides néocotinoïdes utilisés en agriculture. L’Union européenne vient justement d’interdire trois d’entre eux mais cela ne suffira pas, jugent les apiculteurs, car il en reste d’autres tout aussi redoutables pour les colonies d’abeilles.

A l’initiative des apiculteurs morbihannais, «ce convoi mortuaire » a décidé de traverser la Bretagne, du Faouët jusqu’à Rennes, avec étapes quotidiennes à Pontivy (56) , puis La Trinité-Porhoëtv(56), Saint-Médard Le Grand (35) et arrivée à Rennes, vendredi, où le convoi se rendra devant la Chambre d’agriculture, avec véhicules chargés de ruches pleines d’abeilles mortes et cyclistes accompagnants.

Estimant les dégâts à déjà 6 millions d’euros, les apiculteurs considèrent que si rien n’est fait, nombre d’entre eux devront mettre la clef sous la porte. Ils demandent donc l’aide de l’État et des mesures plus protectrices pour les abeilles dont on sait le rôle essentiel dans pour notre environnement. Ils vont également solliciter une rencontre avec le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot.

Pierre Vincent
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