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Bretagne. Pourquoi le chômage est-il plus faible qu’ailleurs ?

Comme dans l’ensemble de la France, le chômage est à la baisse en Bretagne. Selon Direccte Bretagne (direction de l’Emploi), il s’établit à 8 % tout rond, au second semestre 2017, selon des chiffres qui viennent d’être publiés. La Bretagne est sur le podium des régions les moins touchées derrière les Pays-de-la Loire (7,9%) et juste devant L’Ile-de-France (8,1%) alors que la moyenne nationale est à 9,2 %. On notera cependant que cette série de statistiques a été établie avant les mois d’août et septembre qui n’ont pas été très bons. Le troisième trimestre devrait donc plutôt se traduire par une hausse globale.

Pas une région industrielle

Mais pourquoi donc la Bretagne se retrouve-t-elle en position aussi flatteuse sur le marché de l’emploi français. A cela il y a deux explications principales.

La première, c’est qu’elle ne figure pas parmi les régions à forte tradition industrielle. Or depuis une trentaine d’années, ce sont surtout les régions industrielles qui ont pris de plein fouet les chocs successifs des fermetures, des reconversions puis la vague des délocalisations. Les Hauts-de-France (ex-régions Nord et Picardie) ont ainsi connu le traumatisme des fermetures de mines puis des hauts fourneaux et de multiples usines. Cette région ne s’en est pas encore remise et ce n’est donc pas par hasard si elle a encore actuellement le taux de chômage (11,7%) le plus élevé du pays.

Tout en échappant aux affres de la désindustrialisation, Bretagne et Pays-de-la-Loire sont devenues, au tournant du siècle, deux régions très attractives pour toutes les générations et notamment les seniors, ce qui est générateur d’emplois de service. Or, c’est ce secteur d’activité qui actuellement suscite le plus de créations dans le pays.

Décalage est-ouest

Peu impactées par la désindustrialisation et très portées par leur attractivité, la Bretagne et les Pays-de-la-Loire se retrouvent donc ainsi en tête des régions françaises les moins touchées par le chômage. Avec Rennes et Nantes comme locomotives, classées parmi les villes préférées des Français et dopées par la nouvelle ligné de TGV.

Mais comme à l’échelon national, on retrouve aussi de fortes disparités de taux de chômage en Bretagne et on en s’étonnera pas, à la lecture de la carte ci-joint, de constater que l’est de la Bretagne est nettement plus gâté que l’ouest. Alors que le taux de chômage n’est que de 5,2 % à Vitré, 6,9 % à Fougères ou 7,1 % à Rennes, il atteint 9,8 % à Guingamp, 9,2 % à Lorient et Carhaix, 9,1 à Morlaix… Une carte qui dessine clairement le décalage entre est et ouest bretons.

René Perez
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