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Bretagne. Les premiers champs de houblon

Le nombre de brasseries artisanales a explosé en Bretagne. On en comptait une vingtaine en 2000, elle sont près d’une centaine actuellement, jeunes descendantes de la Coreff (cervoise en breton) qui fut la première à voir le jour, en 1985 à Morlaix. Si elles connaissent un succès porté par la culture bretonne et ses grands festivals de musique, elles ne relèvent pas pour autant d’une particularité régionale. Partout en France les brasseries artisanales ont fleuri au point que le volume produit voisine aujourd’hui avec celui des brasseries industrielles.

C’est encore plus vrai pour le houblon, cette plante dont les florescences aromatisent la bière, lui donnent son amertume et surtout, assurent une conservation que n’avait pas la légendaire cervoise. Elle finissait par tourner presqu’aussi sûrement que les têtes.

De nombreuses variétés

Les besoins en houblon ont donc eux aussi explosé. En qualité, bien sûr, puisque l’Alsace, dont une bonne partie de la production part à l’exportation, ne suffit plus tout à fait à suivre la demande, a fortiori les années de récoltes médiocres. Mais elle ne produit pas non plus toutes ces variétés différentes que les brasseurs artisanaux recherchent pour donner encore plus de personnalité à leurs bières. Des variétés qu’il faut aller chercher ailleurs, notamment aux USA, où les prix ont tendance à se faire mousser.

Alors, ici et là, la culture du houblon suscite des vocations. On ne s’y engage pas en mettant tous ses œufs dans le même panier. C’est plutôt une culture de diversification, qui nécessite de la patience. Cette plante grimpante, qui peut atteindre 10 mètres de longueur en courant sur des armatures de fer et de bois, ne donne en effet ses premières fleurs qu’au bout de trois ans.

Mais la demande est actuellement si soutenue qu’en Bretagne aussi, le houblon pose ses premiers jalons. Le mouvement a commencé par la Loire-Atlantique, avant de gagner maintenant le Morbihan et sous la pression de cette centaine de brasseurs artisanaux, d’autres exploitants vont se lancer dans cette niche de production. Pour les cigognes, il faudra sans doute attendre encore un peu.

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