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Bretagne. La campagne électorale n’a pas freiné l’immobilier

Les périodes de campagne présidentielle sont généralement néfastes au marché immobilier. Elles provoquent des effets de reports dans l’attente de promesses plus ou moins crédibles des principaux candidats mais il faut croire que cette campagne de 2017 fait exception à la règle. En Bretagne, elle n’a pas freiné le marché qui, au contraire, a subi un coup d’accélérateur dans les premiers mois de l’année, quand on était au plus fort des débats présidentiels.

C’est du moins ce qui ressort des chiffres fourni par les notaires, agréablement surpris quand ils indiquent que l’immobilier breton (Loire-Atlantique comprise) a vécu un début d’année très porteur, contrairement au scénario habituel des campagnes présidentielles.

Trois raisons, au moins, peuvent l’expliquer. D’abord, le mouvement ascendant, bien entamé en 2016, a donné de l’élan à l’ensemble du marché et le faible rendement des placements financiers a renforcé l’attrait pour l’immobilier. Mais il faut croire que la tonalité générale de cette campagne électorale extravagante a aussi convaincu les acheteurs qu’ils n’avaient rien à attendre du nouveau locataire de l’Elysée, quel qu’il soit, et qu’il valait mieux investir sans attendre et profiter de taux d’intérêt très accessibles.

Le marché immobilier s’est ainsi retrouvé à contre-courant, en plein boom là où d’ordinaire il subit un coup de frein pré-électoral. Dans le neuf, les prix sont repartis sensiblement à la hausse (+13 % au premier trimestre) mais Rennes et Nantes, à elles seules, concentrent 75 % des programmes immobiliers nouveaux, ce qui relativise la portée de cette reprise.

Dans l’ancien, le marché a repris de la vigueur et de la fluidité entre ventes et achats, au point que pour les appartements, on retrouve les prix d’il y a dix ans, avant la crise de 2008 avec cependant des écarts sensibles. 1050 € en moyenne le m² dans les immeubles du centre de Saint-Brieuc, 1260 à Quimper, 1460 à Lorient, 1560 à Brest, 2130 à Vannes, 2780 à Rennes…

Enfin, pour les maisons anciennes, la demande a rebondi dans les grandes agglomérations avec une demande en hausse sensible. Sur le littoral aussi, le volume des ventes est en hausse après une période très morose mais les prix restent encore inférieurs à ceux pratiqués avant la crise de 2008.

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