Bretagne. Nouvelles dissensions entre Arkéa et la Confédération nationale

Le calme relatif vole à nouveau en éclats. Entre le groupe Arkéa et la confédération nationale de Crédit mutuel, les tensions sont de retour. A l’origine de ce nouveau mouvement de grogne, le projet de « renforcement de la cohésion » qui doit être présenté, le 25 janvier prochain au conseil d’administration de la Confédération nationale de Crédit mutuel.

« Renforcement de la cohésion » alors que le groupe Arkéa cherche au contraire à se libérer de ses liens ? L’intitulé même de ce projet semble viser directement le groupe bancaire breton qui a rapidement réagi pour pour en dénoncer le contenu.

On ne sait pas ce qu’il recouvre exactement mais, selon le conseil d’administration du groupe Arkéa, « ce projet constitue une nouvelle étape de centralisation » qui irait jusqu’à interdire l’utilisation seule de la dénomination Akéa ou groupe Arkéa, pour l’imposer la mention Crédit Mutuel Arkéa dans toutes les opérations effectuées par le siège du groupe breton qui ajoute : « Cela irait en totale contradiction avec la décision du tribunal administratif de Rennes qui, en 2019, a validé l’usage des dénominations Arkéa et groupe Arkéa ». En outre, ce plan imposerait, dans un délai de 3 à 6 mois, une modification de charte graphique qui coûterait plusieurs millions d’euros pour sa mise en œuvre, soutient le groupe.

Côté breton, on indique également qu’il faudrait désormais soumettre au contrôle et à la validation préalable par la confédération nationale « de tous les nouveaux produits et services » ainsi que de « toutes les opérations de croissance externe ou créations de filiales ».

« Cette nouvelle manœuvre de centralisation remet en cause notre modèle, notre liberté d’entreprendre et notre raison d’être », soutient Hélène Bernicot, directrice générale du groupe qui voit également poindre des risques pour les emplois directs et indirects.

Soutenue par un groupe d’élus de toute la Bretagne, la direction d’Arkéa a fait savoir qu’elle usera de tous les moyens, y compris en justice, pour s’opposer à ce projet de « renforcement de la cohésion » dont l’intitulé ne peut cacher une nouvelle manœuvre « pour s’opposer à la volonté d’indépendance du groupe ».

Bretagne Bretons
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider