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Bretagne. Il est où l’anticyclone ?

Le télescopage a été brutal. Alors que dans la presse paraissait l’arrêté du préfet du Finistère annonçant à son tour des mesures d’économies d’eau pour lutter contre la sécheresse, le déluge s’abattait mercredi sur la pointe bretonne. Pendant que le préfet lançait l’interdiction d’arroser les jardins, les poireaux et les carottes avaient les pieds dans l’eau et tout était noyé sous des trombes d’eau comme on en voit rarement à cette époque de l’année. Et même pas de la pluie d’orage après un temps chaud ! Non, une bonne grosse pluie venue de l’Atlantique où elle semble avoir avalé la moitié de l’océan pour le balancer sur l’Armorique dégoulinante.

Et la faute à qui, tout ça ? A l’anticyclone des Açores. Ce cornichon n’en fait plus qu’à sa tête. En avant-saison où il devrait rester tranquillement dans son coin, il se met à gonfler vers le nord comme une montgolfière chti et nous installe ciel azur et chaleur estivale, et même la canicule et la sécheresse sur une péninsule armoricaine aux champs roussis et aux agriculteurs tracassés de voir se profiler une nouvelle calamité. En attendant les sauterelles et les criquets. Et en juillet, là où justement il devrait venir faire le kéké et se gonfler de toute son importante, ce bougre d’anticyclone de tonnerre de Brest se riquiquise en Atlantique et nous envoie des nuées de dépressions comme les volées de flèches à la bataille d’Azincourt.

Mais qu’est ce qu’ils foutent aux Açores ? C’est l’unique activité économique de ces îles perdues dans l’océan mais pour les délais de livraison, bonjour la ponctualité  ! Depuis quelques années, il y a du laisser-aller, surtout pour ceux qui aimeraient justement pouvoir se laisser hâler par le soleil d’été de la tonique armoricaine.

Bon, les agriculteurs sont soulagés, et c’est toujours ça de pris. Les vaches ne feront pas maigre car les fourrages seront un peu plus gras. Mais les organisateurs de manifestations s’arrachent les cheveux et sont parfois contraints à l’annulation tandis les commerçants qui comptent sur leurs terrasses d’été pour passer l’hiver se font légitimement du mouron. Et il y a de quoi ! Car avec un anticyclone devenu aussi facétieux, il n’y a vraiment plus de saison.

Julien Perez
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