work

Bretagne. 5.300 emplois à pourvoir

Comme nous l’avons récemment souligné, les perspectives économiques sont globalement bien orientées en Bretagne, si on fait abstraction de la crise de l’activité laitière qui empoisonne toujours la vie des campagnes. Un nouvel indicateur vient confirmer la tendance à une certaine reprise : celui des créations d’emplois.

Cette fois, c’est Tendance emploi Bretagne, un nouveau repère créé par la Chambre régionale de commerce, qui apporte un nouvel éclairage, celui des perspectives d’embauches enregistrées pendant le premier trimestre de cette année. La méthode : relever dans toutes les publications de Bretagne les annonces de recrutement faites par les entreprises locales.

Résultat : 5.300 créations de postes ont été annoncés dans les quatre départements bretons durant le premier trimestre de l’année. S’agissant de la première statistique de ce baromètre économique, on ne peut pas faire de comparaison avec les années précédentes mais ce chiffre traduit de bonnes perspectives sur le front de l’emploi, d’autant que 49 % de ces postes sont proposés dans l’industrie. Et en tout premier lieu l’agroalimentaire qui est devenu le poumon économique de la Bretagne. Le reste du recrutement se fait dans l’ensemble des secteurs d’activité, avec encore de bonnes perspectives dans la banque-assurance (600 postes) malgré la féroce concurrence de la banque directe sur internet.

La pointe ouest à la peine

Cet indicateur met une fois encore en évidence le manque d’homogénéité dans la répartition de ces postes. A lui seul, le département d’Ille-et-Vilaine concentre 43 % des perspectives d’embauches bretonnes, avec une prédominance du numérique, devenue une véritable spécialité locale puisque l’agglomération rennaise figure sur le podium national, après Paris et Grenoble, pour son ratio de créations d’emplois dans l’informatique. Ce secteur enregistre même une pénurie de recrutement dans le secteur pointu de la cybersécurité qui s’est fortement développé, avec le centre de Bruz (Défense nationale) comme levier d’activité et Jean-Yves Le Drian comme aiguillon pour inciter des entreprises à s’implanter.

Le Morbihan suit assez loin derrière, avec 26 % des recrutements, devançant le Finistère (17%) et les Côtes-d’Armor (14 %) qui ferment la marche. Les perspectives pour la pointe bretonne sont nettement moins porteuses qu’à l’autre bout de la Bretagne, d’autant plus que l’industrie agroalimentaire a tendance à migrer vers l’est breton.

Pierre Vincent
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider