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Bretagne en 2040. Le poids des retraités en forte croissance

Selon un scénario établi par l’Insee et cinq agences économiques, la population bretonne devrait augmenter de 400.000 personnes d’ici 2040 pour compter environ 3.800.000 habitants. Une croissance plus forte en Bretagne (+12%) qu’en moyenne nationale (+ 8%), conséquence de l’attraction que la région exerce notamment sur les nouveaux retraités, venant chercher une qualité de vie et un environnement encore préservé.

Ce double constat dessine une Bretagne où la population va mécaniquement vieillir. L’âge moyen va ainsi passer de 42,5 ans en 2018 à 45 ans en 2040 et l’arrivée des seniors (+ de 65 ans) va fortement peser sur l’évolution démographique. Au point de représenter, arithmétiquement, 89 % de l’accroissement démographique prévu d’ici 2040, les plus de 85 ans passant de 22 % actuellement à 29 % en 2040. C’est énorme. Mais à cette date, c’est un pic qui sera atteint avec l’arrivée dans la grand âge des enfants du papy-boom des années 1945-60. Après 2040, avec la disparition de cette génération nombreuse, le nombre de seniors devrait logiquement décroître. Sauf si l’espérance de vie fait un bond…

+ 20 % de population à Rennes

Avec ce phénomène d’attractivité des retraités, l’Insee prévoit une augmentation de la population dans toute la Bretagne, y compris intérieure, avec une exception notable : le secteur de Concarneau. Il est vrai que le prix de l’immobilier n’y est pas très attractif. Mais dans la plus grande partie de la Bretagne, ce sont les retraités qui tireraient la population vers le haut.

Pour voir une véritable croissance de la population totale mais aussi de la population en âge de travailler, c’est vers l’Ille et Vilaine qu’il faut se tourner. Rennes verrait sa population augmenter de 20 % et toute la grande périphérie serait en croissance encore plus forte, jusqu’à 33 % pour le secteur Liffré-Chateaugiron. En dehors de l’Ille et Vilaine, seuls les secteurs de Vannes et Brest verraient une croissance soutenue de leur population active.

Le portrait de la Bretagne ainsi dessiné prouve que désormais, l’augmentation de la population n’est pas forcément une indicateur de vitalité démographique. C’est le poids des retraités qui va tirer les chiffres vers le haut dans la plus grande partie de la Bretagne. Il pose d’ores et déjà des questions sur toutes les évolutions sociologiques prévisibles entre cette hausse du nombre de retraités sur quasiment toute la Bretagne et cette baisse du nombre d’actifs dans trois départements, à l’exception de l’Ille et Vilaine où se concentrera, de plus en plus, l’activité économique de la Bretagne. Du moins si le scénario de l’Insee est le bon…

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