Bretagne. 158 communes sur 1.208 voteront au second tour

Le second tour des élections municipales aura donc lieu le 28 juin. Sauf bien sûr si les conditions sanitaires ne le permettent pas. Quand on voit comment des grands magasins réussissent à canaliser des clientèles revenant en nombre, on peut imaginer qu’il ne sera pas beaucoup plus compliqué d’en faire autant dans les bureaux de vote en incitant les électeurs à venir plutôt aux heures traditionnellement creuses. Par exemple entre 12h30 et 14h30. Avec masque individuel à apporter et gel hydroalcoolique à disposition.

Car ce second tour, il fallait qu’il ait lieu. D’abord parce qu’il va contribuer à la relance de l’économie française puisque 70 % de la commande publique est passée par les collectivités locales. Le secteur du bâtiment et des travaux publics a trop besoin de regarnir son carnet de commandes pour attendre le début de l’année prochaine un nouveau scrutin à deux tours qu’il aurait fallu complètement réorganiser. Les vies municipale et intercommunale ne peut pas, non plus, s’accommoder de cette période de transition qui a tendance à figer la démocratie locale, voire même à créer quelques tensions. Et puis il ne faut pas oublier que bien des maires avaient décidé d’arrêter et qu’ils n’apprécient pas forcément cette prolongation imposée, qui plus est dans une période parfois dramatique.

Donc, le 28 juin, cette élection tirera un trait sur ces municipales 2020, du moins si le virus ne revient pas compliquer la donne. Mais tout le monde ne retournera pas aux urnes. Sur les 1.208 communes bretonnes, il n’y en aura que 158 à devoir ressortir les urnes. Pour plus d’un millier d’entre elles, l’affaire est déjà bouchée.

Dans leur très grande majorité, ce sont des communes de moins de 1.000 habitants où il n’y avait souvent qu’une liste. Mais même pour les communes de plus de 3.500 habitants, on a assisté à un taux tout à fait inhabituel d’élections dès le premier tour. La raison ? La crise des vocations qui a singulièrement réduit le nombre de listes en lice. Et quand il n’y en a que deux à briguer le vote des des électeurs, c’est mathématiquement l’assurance qu’il n’y aura pas de deuxième tour puisque l’une sera forcément au dessus des 50 %. Voilà pourquoi tant de maires ont décroché le pompon dès le premier tour.

Il y aura encore du suspens dans l’air dans nombre de villes bretonnes mais la palme de l’indécision revient incontestablement à Crozon (7.500 habitants) où les quatre listes ont obtenu respectivement, en faisant abstraction des décimales, 26 %, 25 %, 24 % et 23 %. Qui trouvera la fève dans ce quatre-quarts breton ?

René Perez
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