tram

Brest. En longeant les habitations le téléphérique ferme les yeux

Imaginez. Vous sortez de votre douche, aussi peu vêtu que Strauss-Kahn à Manhattan. Et qu’est ce que vous voyez passer devant votre fenêtre ? Un téléphérique avec des gens qui se marrent de vous surprendre ainsi à l’heure des ablutions matinales.

La scène peut paraître un brin surréaliste ou tout juste digne des Bronzés font du ski. Mais non. Avec la multiplication des projets de téléphériques en France, ce sera l’un obstacles auxquels seront confrontés les concepteurs de ce moyen de transport en vogue soudaine qui, dans les prochaines années, devrait gagner le cœur de nombreux centres villes.

Vitres opaques

pendant quelques secondes

En France, c’est Brest qui ouvre la voie. Le téléphérique qui permettra la traversée de la Penfeld en direction du nouveau quartier des Capucins, est actuellement en phase d’essais avant d’être mis en service dans un mois. Au point de départ, dans le bas de la rue de Siam, il surplombe pendant quelques secondes des habitations. Ce n’est pas très long mais suffisant pour que les concepteurs suisses des cabines intègrent un système ingénieux. Les vitres du téléphérique deviennent automatiquement opaques, le temps pour les cabines de s’éloigner des habitations. On ne peut rien voir côté habitations.

A Brest, le voisinage avec les appartements est bref. Mais dans d’autres centres urbains, on sera ici au cœur d’un des problèmes posés par ce moyen de transport. Rien qu’en région parisienne une bonne dizaine de projets ont été ou sont à l’étude et en province, on compte a peu près autant de villes prêtes à suivre l’exemple brestois. A cette différence prés qu’il ne s’agit généralement pas de traverser une rivière mais de survoler certains secteurs très encombrés pour fluidifier la circulation mais en longeant parfois des immeubles.

Le téléphérique a ses vertus mais aussi ses inconvénients. Et la ministre Ségolène Royal a admis qu’il faut mettre tous ces sujets sur la table afin de couper court à tous les contentieux qu’ils pourraient soulever chez les riverains de ces futures lignes de transports urbains qui longeront ou survoleront leurs habitations.

Pierre Vincent
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider