Photo Dominique Leroux

Photo Dominique Leroux

Brest. Grande marée sur les Capucins

A gauche, le téléphérique. En face, le château et ses remparts au dessus de la Penfeld. Et à droite les vestiges de la prison de Pontaniou qui a vu défiler tant de bagnards. De ce terre-plein du nouveau quartier des Capucins, en plein coeur de Brest, on a a une vue superbe sur un panorama unique en France puisque les vestiges du passé côtoient le seul téléphérique français à usage de transports urbains.

Alors forcément, les yeux s’écarquillent. D’abord en embrassant d’un seul coup des siècles de l’Histoire de Brest avec l’imprenable château comme point d’ancrage. Et l’oeil est encore plus étonné quand on entre dans ce nouveau hall des Capucins, désormais une des plus vastes places couvertes d’Europe avec ses 25.000 m² sous abris.

Ici, pendant près de deux siècles, on a vécu dans le bruit, les vapeurs et la poussière des Ateliers de mécaniques de l’arsenal. Ici, des générations d’ouvriers ont usiné d’énormes pièces pour les navires. Et les architectes des nouveaux Capucins ont eu la bonne idée de conserver de volumineuses machines d’époque, semblant sorties du monde des géants animés de Royal de Luxe.

Sous ce gigantesque hall , un bon tiers de l’espace est désormais occupé par l’une des plus grandes médiathèques de France avec 350.000 ouvrages dont 120.000 mis à la disposition du public. Mais il devrait aussi y avoir un cinéma (un recours a été déposé contre le projet), des commerces ou encore l’installation du Fourneau, la compagnie brestoise de théâtre de rues qui ne manquera pas d’espace pour elle ou des troupes de passage.

Faire revenir les habitants

Les Capucins, ce sont aussi 600 logements bientôt livrés puisque la Ville a pour ambition affichée de faire revenir les habitants dans son centre pour casser le mouvement de déplacement vers la périphérie. Deux résidences pour étudiants et pour séniors sont également au programme ainsi qu’un hôtel en bordure de ce nouveau site, rétrocédé à la ville par la Marine nationale qui n’en avait plus d’utilité.

C’est aujourd’hui un quartier tout neuf qui est sorti de terre et ce week-end, plus de 20.000 visiteurs ont convergé vers ce nouveau site des Capucins qui doit son nom à la présence de moines de cet ordre, avant la Révolution. A ne pas confondre bien sûr avec la pointe des Capucins, en rade de Brest, qui fut fortifiée par Vauban. Cette presqu’île sentinelle de la rade, dont les canons se croisaient avec ceux du fort de Bertheaume, doit son nom à sa crête, découpée comme le capuchon d’un moine capucin.

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