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Brest. Le bel appêtit de CHR Numérique

Les Français sont des champions de la présence à table. Et les cuisiniers sont sur le podium international pour le temps passé sur les arcanes et la paperasse d’une réglementation particulièrement draconienne dans le domaine de la restauration. Une tâche fastidieuse qui réduit d’autant leur activité autour des fourneaux.

C’est en partant de ce constat et de sa propre expérience dans la restauration que Yves Rallon a créé, à Brest, CHR Numérique (CHR comme café, hôtel, restaurant) en collaboration étroite avec Regis Filipe, ingénieur informaticien. Leur trouvaille : une tablette numérique qui leur permet de traiter et stocker toutes les données de traçabilité, hygiène et sécurité alimentaire dans les établissement de restauration. En la matière, les normes sont strictes et sous le label HACCP elles obligent le professionnel à analyser en permanence les dangers et points critiques de ses installations, dans tout le champ sanitaire. Une intoxication alimentaire, à elle seule, peut ruiner la vie d’un établissement et les chefs doivent donc consacrer une bonne partie de leur temps à assurer des relevés et des contrôles.

Avec la tablette mise au point par les Brestois, plus de besoin de paperasse. Avec cet ordinateur, spécialement paramétré pour chaque établissement, ils ont sous la main un outil qui leur permet d’enregistrer quotidiennement et de traiter éventuellement toutes les données qui les mettront à l’abri de mauvaises surprises.

Et le résultat dépasse les espérances. En cinq ans à peine la petite entreprise créée à trois seulement, a pris un essor à la mesure de ses taux de croissance exponentielle :  encore + 70 % cette année.

D’une centaine de clients en 2013, la société brestoise atteint aujourd’hui le seuil des 5.000 et il reste encore de la marge avec 200.000 clients potentiels dans toute la France, du restaurant trois étoiles aux food-trucks pour lesquels a été mise au point une tablette premier prix. L’effectif de la société a lui aussi bondi : 70 salariés (40 de plus en deux ans) et la barre des 100 est en vue tant la demande est forte.

Avec une déclinaison de leur tablette pour plusieurs autres professions, les concepteurs de cette trouvaille numérique ne veulent pas rester dans un si bon chemin où la concurrence s’active à son tour. Ils visent maintenant une véritable percée à l’export, forts de l’étiquette Made in France toujours porteuse dans le domaine de la gastronomie.

Pierre Vincent
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