avions

Brest. Air Affaires met l’avion à portée des PME

En raison de leur situation géographique, les Bretons sont toujours en butte à des problèmes de transports. Qu’il s’agisse de train, d’avion ou même de voiture, c’est un sujet récurrent. Et on ne s’étonnera donc pas d’apprendre que c’est à la pointe bretonne qu’a fleuri l’idée de créer une société, à l’échelle nationale, pour mettre l’aviation d’affaires à la disposition des dirigeants de PME. Autrement dit, créer un réseau mettant en relation des chefs d’entreprises, des propriétaires de petits avions d’affaires et des pilotes professionnels pour que chacun y trouve son compte.

Pour les patrons de PME, c’est la possibilité de se rendre rapidement à un rendez-vous, de province à province, sans avoir à prendre sa voiture ou passer par Paris en avion, avec de lourdes contraintes horaires et de formalité. Pour les entreprises propriétaires de petits appareils (un millier en France) c’est l’assurance de les faire voler plus souvent pour mieux les amortir sur les 150 aéroports ou aérodromes français qui leur sont accessibles. Quant aux pilotes professionnels, ils sont nombreux en France à chercher des heures de vol, dans un marché du travail très encombré. Vous mettez tout cela dans un réseau et Air Affaires prend son envol.

Rendre les coûts accessibles

A l’origine se trouvent trois Finistériens. Ronan Le Moal, directeur général du Crédit Mutuel Arkea mais agissant à titre individuel, Mickaël Kerbourch, dirigeant de la Sodial, filiale du groupe Le Saint, et Charles Cabillic, un spécialiste des réseaux web. Ils ont tout trois investi dans cette société après une enquête réalisée dans une autre singularité bretonne : l’association Produit en Bretagne qui regroupe plus de 400 dirigeants d’entreprises, en grande majorité des PME. Il en est ressorti un besoin manifeste de trouver une alternative aux difficultés de transports rapides intra-province. Et l’aérien peut-être la solution à condition que les coûts soient accessibles.

C’est le pari fait par Air Affaires : réussir à travers son réseau à rapprocher tous les intervenants pour tirer les tarifs vers le bas et faire descendre d’un palier l’aviation d’affaires, afin de la mettre à l’altitude des PME. Pour entrer dans ce réseau, une adhésion de 90 euros/mensuels est demandée aux entreprises par la société qui s’engage à leur proposer les meilleures solutions disponibles sur le marché français et peut-être bientôt européen car Air Affaires ambitionne d’exporter son concept au delà des frontières.

En attendant, elle teste le système à l’Ouest avec un Piper Mirage de six places de Aéro 29, avec deux pilotes professionnels et une dizaine d’entreprises utilisatrices. Cette nouvelle société compte proposer beaucoup plus d’appareils, dès 2017, sur l’ensemble du territoire national.

Pierre Vincent
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider