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Brest 2016. De meilleurs retours

1.050 bateaux, 9.000 marins, 1.500 musiciens, 712.000 visiteurs… Les chiffres de Brest 2016 s’alignent comme une parade en Penfeld mais quelles sont véritablement les retombées d’une telle édition ? Après une enquête très détaillée auprès de 2.400 visiteurs qui servira à affiner la prochaine édition, l’organisation a également fourni une batterie de chiffres sur les retombées de l’événement.

Il en ressort quelques éléments d’appréciation laissant supposer que globalement, cette manifestation quadriannuelle a de meilleurs retours.

Visiteurs. L’audience, de toute évidence, s’élargit. La part des Finistériens dans les entrées enregistrées était de 53 % en 2008, puis 49 % en 2012 et 44 % en 2016. La fête ratisse donc plus large avec une augmentation sensible dans le Grand Ouest.

Rajeunissement. Au fil des éditions, l’âge des visiteurs avait tendance à augmenter. Les mesures prises en faveur d’un public plus familial ont visiblement inversé la tendance, avec un rajeunissement et une progression sensible dans la tranche des 35-44 ans (+ 7 points).

Bons points. Les visiteurs interrogés adressent globalement une bonne note aux organisateurs. 88 % d’entre eux disent être « satisfaits » du spectacle, des conditions d’accueil et des tarifs de cette fête. Le souhait majoritairement avancé : une meilleure signalétique dans la fête. Il est vrai que sur un espace aussi étendu, il est parfois difficile de s’y retrouver.

Meilleur ratio économique. En moyenne, chaque jour, un visiteur dépense 29 euros sur le site et 35 à l’extérieur. Globalement, cette édition a généré 21,5 millions de retombées directes sur l’économie de la région brestoise en légère baisse par rapport à 2012 (23 millions). Mais les organisateurs affirment que malgré cette baisse, le ratio économique est meilleur. La raison ? Le tour de vis sur les finances publiques a entraîné une baisse globale des subventions diverses accordées à cette manifestation. Pour un 1 euro de subvention, il y a eu 8 euros de retour contre 1 pour 7 en 2012.

Pierre Vincent
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