Alexis Courcoux

Alexis Courcoux

Brest 2016 et les Charrues tirent l’économie

Les deux événements tombent simultanément cette année. Mais comme ils s’adressent à des publics différents, Brest 2016 et les Vieilles Charrues ne se font pas une trop forte concurrence. Les deux manifestations-phares de l’été breton ont pour premier point commun l’origine de leur nom. C’est pour faire pendant aux vieux gréements que Carhaix et le Centre-Bretagne lancèrent les Vieilles Charrues. Mais ces deux grandes réussites événementielles ont pour autre particularité commune de tirer l’économie de leur secteur vers le haut, tant les énormes retombées médiatiques se doublent d’un impact économique bien réel.

Brest : 24 millions nets

Alors combien ? En 2012, date du dernier rassemblement de vieille marine à Brest, un chiffre était sorti d’une batterie de données économiques : 24 millions d’euros. C’est ce que les organisateurs ont appelé « le bénéfice pour le territoire », autrement le solde positif entre les recettes et les dépenses dans l’ensemble du bassin brestois.

Ce chiffre englobe le bénéfice tiré par l’ensemble des intervenants du monde économique, qu’il soit sur ou en dehors du site. Cela va de tous les restaurants, cafetiers, fournisseurs en tous genre (boisson, alimentation, accessoires) jusqu’à l’hôtellerie couverte ou de plein air.

Ce chiffre de 24 millions nets est à rapprocher du nombre de visiteurs sur le site, établi à 715.000 par les organisateurs mais avec 60.000 invitations gratuites et la présence sur le site de milliers de marins. Parmi ces visiteurs, près de la moitié était finistérienne, à quasi égalité avec une partie constituée des nationaux venus d’autres région. La part des étrangers est mince (un peu moins de 5%) alors qu’ils constituent environ 25% de la clientèle touristique accueillie chaque été dans les Finistère. On notera également qu’en 2012, un visiteur dépensait chaque jour en moyenne 18€ sur le site et 31€ hors du périmètre.

En dehors de cet aspect purement comptable, Brest a bénéficié de retombées médiatiques (753 journalistes accrédités) qui pèseraient plusieurs millions d’euros si on les convertissait en coûts de campagne publicitaire.

Charrues : de gros flux financiers

Du côté des Vieilles Charrues, le chiffre est moins précis mais la dernière évaluation faite également en 2012, estime entre 9 et 12 millions d’euros les flux financiers générés par l’événement. Plus précisément, les organisateurs ont évalué à 4,2 millions d’euros les sommes directement injectés dans l’économie locale par les visiteurs venus de l’extérieur (hébergement, alimentation, transport…) et à 4 millions le surcroit de dépenses à l’intérieur même du pays Centre-Ouest Bretagne où les habitants, eux aussi, dépensent plus durant cette période. Mais selon les organisateurs, il faut ajouter un impact économique secondaire, en dehors de la période du festival qui selon les années, fait monter entre 9 et 12 millions le total des flux financiers. A l’inverse, il y a aussi des sorties vers l’extérieur du territoire, évaluées à près de 8 millions d’euros. Cette somme recouvre principalement les cachets des artistes et intervenants sur le site.

Comme Brest 2016, les Vieilles Charrues tirent un énorme bénéfice médiatique de cet événement qui a contribué à redonner de la fierté aux habitants de ce territoire mais aussi à créer des emplois. Outre ses milliers de bénévoles, le festival emploie 35 équivalents temps plein.

Julien Perez
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