Bio. Les circuits courts reverdissent en Bretagne

La France est leader en Europe pour la consommation de produits bio. 178€ par personne/an devant les Allemands relativement distancés (144€). D’autres pays ont eux aussi une production bio importante mais essentiellement tournée vers l’export (comme l’Espagne) avec un niveau de consommation domestique relativement faible.

Et la Bretagne ? Elle est légèrement en deça de la moyenne nationale en pourcentage d’espaces consacrés à cette activité mais cela tient à la nature même de sa production. On est ici essentiellement en région d’élevage qui nécessitent moins de surfaces que les grandes productions agricoles. C’est l’élevage bovin pour le lait (24 % de l’activité totale) qui a tenu la corde aux premières poussées des productions bio.

Mais désormais, c’est le maraîchage qui a pris la tête (27%) pour la production de légumes ainsi que les grandes cultures (18%, notamment céréales) auxquels il faut ajouter les volailles (7%), les bovins viande (6%), le porc bio (6%) ainsi que 6 % pour l’aquaculture et les produits de la mer. D’autres productions comme les fruits (2%) occupent une place plus marginale.

Le maraîchage, désormais en tête des productions joue sur la nature des circuits de distribution. Avec le lait, on est plutôt sur des circuits longs de transformation et distribution. Avec la hausse des productions légumières bio, ce sont les circuits courts qui connaissent une nouvelle jeunesse. Qu’il s’agisse des marchés, des magasins de producteurs ou des ventes à la ferme, c’est la proximité entre le producteur et le consommateur qui constitue la tendance depuis ces dernières années. Et elle s’est accélérée avec le virus et le confinement qui a suivi, en redonnant aux circuits courts une place qu’ils avaient perdue depuis des décennies.

Ils redessinent la profession d’agriculteur-éleveur. Et selon l’observatoire de la production bio, ceux qui se reconvertissent ou s’installent (deux tiers, un tiers, en proportion) leur font pour trois raisons : l’amélioration de leur qualité de vie, la possibilité de vivre de sa passion et de faire un métier manuel qui a du sens.

René Perez
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