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Berrien. De l’électricité hydroélectrique dans une ancienne carrière

Produire de l’électricité en faisant circuler de l’eau entre deux bassins situés à des hauteurs différentes. C’est le projet qui se profile à Berrien (Finistère), dans une carrière en fin d’exploitation. Une première en France.

Les énergies renouvelables, comme l’éolien ou le solaire, sont propres mais elles ont un inconvénient majeur : elles ne produisent pas toujours au moment où il faut. Par grand froid anticyclonique, il n’y a pas de vent et les éoliennes sont inopérantes alors que la demande d’électricité est à son zénith. Quant aux panneaux photovoltaïques, ils produisant surtout en été, par période de fort ensoleillement alors que la demande électrique est faible. Tant que le stockage de l’électricité à grande échelle n’aura pas été mis au point, on assistera donc à un décalage entre production et consommation dans ce type d’énergies renouvelables.

A Berrien, dans les Monts-d’Arrée, un projet de centrale hydroélectrique par pompage et turbine ambitionne de s’affranchir de ces problèmes d’intermittence. Présenté comme une première en France, il aura pour cadre l’actuelle carrière de kaolins, minerai utilisé notamment pour la céramique, dont la fin de vie se rapproche. Il reste à peine plus d’une dizaine de salariés dans cette carrière dont l’effectif a grimpé jusqu’à 200 dans les années fastes. Le gisement sera bientôt épuisé et la carrière désaffectée. Elle sera donc disponible pour une reconversion sans probablement susciter de véritable opposition puisque le site avait déjà une vocation industrielle.

Un bassin amont, un bassin aval

Le projet qui vient d’être officiellement lancé par la société UNITe, repose sur le transfert d’énergie par pompage impliquant la présence de deux bassins, l’un en amont, l’autre en aval, déjà existants dans la carrière de Berrien. Quand il y a excédent d’électricité sur le réseau, le surplus d’énergie va servir à pomper de l’eau du bassin aval pour la faire remonter vers le bassin amont. Et quand il y a une demande d’électricité, il ne reste qu’à faire descendre l’eau par effet gravitaire en la faisant passer par des turbines productrices d’électricité. Le principe est donc simple et implique, bien sûr, que les deux bassins soient imperméables pour ne pas perdre leurs eaux.

La société UNITe compte investir 6 millions d’euros dans cette centrale hydroélectrique de Berrien dont la puissance d’environ 13.000 mégawatts couvrira les besoins de 5.000 foyers, soit une ville d’environ 15.000 habitants. Cette centrale, dont la production devrait démarrer en 2019, sera la vitrine de cette société qui compte proposer ce procédé en France et à l’étranger, là où d’anciennes carrières offrent des sites appropriées.

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