Auto. Ça roule en Bretagne pour la location longue durée

La location longue durée a mis le turbo dans l’automobile. Elle progresse à grande vitesse dans l’Hexagone et singulièrement en Bretagne où 35 % des automobiles sont maintenant achetées selon cette formule. Il y a dix ans, on n’en comptait que 7 % et très majoritairement dans des achats par des entreprises.

Pour les particuliers, ce sont les marques de luxe qui ont été les premières à se lancer. Forcément, afficher le prix facial de certaines voitures avait parfois de quoi refroidir les ardeurs. Jusqu’à ce qu’un service marketing imagine de donner le tarif en location mensuelle, ce qui rendait le luxe bien plus abordable. Et toutes les marques s’y sont mises maintenant , même dans la catégorie low cost.

Le contexte général a aussi amplifié le mouvement. Dans un monde de plus en plus compliqué par la multiplication des nouvelles technologies et des épuisantes prises de tête qu’elles occasionnent quand ça ne marche pas, la LDD offre une garantie de confort pour les méninges. Plus de crainte des pannes, plus de souci d’entretien, plus de tous ces tracas d’usage qui empoissonnent la vie de l’automobiliste. Surtout quand ça tombe en panne en plein milieu des embouteillages ou, au petit matin, quand les gosses sont déjà dans la voiture et qu’il faut les amener dare-dare à l’école. Pouvoir appeler le garage avec généralement une solution de remplacement immédiate, ça vous simplifie la vie.

Alors bien sûr, que ce soit en location longue durée ou en location avec option d’achat, il faut calculer le coût total avec achat du véhicule en fin de bail. Et là il n’y a pas de mystère, le coût global est supérieur à celui du prix facial de départ. Sauf si on se débrouille pour assurer soi-même la vente du véhicule sur le marché de l’occasion en tirant un bon prix.

Le succès de la formule auprès des Bretons, qui ne sont pas du genre à jeter l’argent par les fenêtres, témoigne que cette formule progresse spectaculairement depuis dix ans. Mais il vaut mieux rester à l’écart si on est maladroit au volant et spécialiste des rayures sur les portes ou sur les côtés. Les réparations sont à la charge du loueur et comme il faut le rendre en très bon état, l’addition peut être salée en fin de contrat.

René Perez
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