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Alcool. On en boit plus en Occitanie ou Nouvelle-Aquitaine qu’en Bretagne

La consommation d’alcool diminue en France. Le constat peut surprendre quand certaines images laissent apparaître des soirées aux spectaculaires excès. La cuite XXL. Mais c’est un effet de loupe qui ne peut masquer la réalité comptable.

On buvait beaucoup plus dans les années 60. Mais on buvait surtout du vin dont une partie venait encore d’Algérie jusqu’aux ports bretons. Depuis, la consommation du vin a baissé sensiblement avec, à l’inverse, la montée d’autres boissons alcoolisées mais sans atteindre, si on peut dire, le degré des années 60. Les habitudes de consommation conjuguées à une très nette hausse du pouvoir d’achat faisaient alors couler des flots de vin. Très rouge à l’époque, dérivant vers le blanc puis plus récemment vers le rosé.

En tête les régions viticoles

De cet héritage viticole déclinent les habitudes de consommation actuelle. Selon une étude très détaillée réalisée par l’organisme Santé Publique France, les régions où l’on boit le plus d’alcool quotidiennement ne sont pas celles que l’on croit. En établissant un quotient combinant les deux sexes des personnes âgées de 18 à 75 ans, les régions où l’on boit le plus d’alcool sont l’Occitanie (12,6%), la Nouvelle-Aquitaine (12,3%) et les Hauts-de-France (11,5%). Pour les deux premières, il s’agit bien évidemment de consommation de vin puisqu’on se trouve au coeur de grandes régions viticoles où la consommation quotidienne est une habitude multiséculaire. La Bretagne se trouve à 10,3 %, dans la moyenne nationale, mais 2 points de plus que ses proches voisins des Pays de la Loire (8,1%) et Normandie (7,9%).

Bretagne. L’excès XXL

Mais le classement est tout autre lorsqu’on évoque les surconsommations ponctuelles (six verres ou plus lors d’une occasion). Cette fois, c’est la Bretagne qui est en tête avec un indice de 20,5 %. La moyenne nationale est à 16,2 % et sur ces dernières décennies, les augmentations les plus fortes ont été enregistrées en Bretagne, Auvergne-Rhône-Alpes, Normandie et Ile de France, toujours selon les statistiques publiées par Santé Publique France.

C’est sur ces brusques excès que s’est enracinée la réputation qui s’attache aux Bretons, grands consommateurs occasionnels et symboles vivants des usages du modèle nordique et anglo-saxon caractérisé par des grosses surconsommations ponctuelles alors que dans le modèle latin, on est dans la consommation régulière mais moins dans l’excès.

On rappellera enfin que l’alcool provoque 40.000 décès par an et de multiples dégâts sociaux.

Bretagne Bretons
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