bat

Alcool sur les bateaux. Une loi plus stricte

Le capitaine Haddock n’était pas le seul à picoler sur son bateau. De tous temps, biture a rimé avec mâture et il n’y avait généralement pas que de l’eau dans les barriques des cales. Les habitudes sont tellement bien ancrées que dans les ports de pêche aussi, on ne crache pas dessus, surtout en période de Carnaval. Ce qui nous a valu, tout récemment, un épisode épique entre certains Douarnenistes et le préfet du Finistère, Pascal Lelarge.

Bien que son nom soit de circonstance pour accompagner des chants de marins, le représentant de l’Etat a voulu imposer le Carême pendant les Gras, en interdisant l’alcool sur la voie publique pendant cette manifestation. Ce que les festivaliers ont assez mal pris, en considérant qu’on ne fait pas la fête au Vichy fraise, surtout sur les quais du port de Douarnenez. Le préfet a finalement mis de l’eau dans son vin et les Gras n’ont pas fait maigre.

Sanctions pénales pour les personnes

à responsabilité

Il n’empêche. Au delà du folklore, la consommation d’alcool à bord des bateaux est un réel problème, surtout sur les navires de la Marine marchande ou de la pêche dont la conduite hasardeuse peut provoquer de gros dégâts, voire de graves accidents. D’où le projet de loi concocté par le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies, pour imposer le même taux d’alcoolémie sur les bateaux que dans le code de la route. 0,5 gr maximum par litre de sang !

Cette proposition de loi prévoit que les agents de l’État puissent effectuer des contrôles en mer et dans les ports, susceptibles de toucher tous les membres d’équipage. Mais avec des sanctions graduées, allant de la contravention pour le simple marin au délit avec sanctions pénales pour les personnes à hautes responsabilités, du capitaine au personnel de veille en passant par le chef mécano.

Cette loi qui doit encore être discutée par nos deux assemblées, concernerait tous les marins professionnels en activité dans les eaux territoriales françaises.

Plaisanciers : gare à l’assurance

Les plaisanciers, à ce stade, ne sont pas concernés par ce projet de loi. Mais les possesseurs d’un permis de bateau à moteur doivent savoir qu’il peut le leur être retiré en cas d’ivresse manifeste, sous le contrôle du maître de port qui est assermenté pour ce genre d’intervention.

Mais la véritable épée de Damoclès, c’est bien sûr l’assurance. Les garanties sont exclues pour des accidents survenus alors que l’assuré était en état d’ivresse manifeste ou présentant un taux supérieur à 0,5 gr. Cette exclusion de garanties vaut également pour l’usage de drogues ou de stupéfiants.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Faut-il durcir la législation pour l’ensemble de la navigation de plaisance ?

Bretagne Bretons
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider