ajonc

Ajonc va rimer avec breton

Il y avait déjà le triskell, le gwen-ha-du, l’hermine et le BZH. Mais aussi, la petite bigoudène, le phare, l’Ankou, les crêpes, le beurre salé, le chouchen et le pâté Hénaff. Il faudra maintenant y ajouter l’ajonc puisque c’est lui qui devient la plante emblème de la Bretagne, entrant ainsi dans la grande famille des symboles les plus porteurs de l’identité bretonne.

Vox populi, vox dei ! C’est après une consultation lancée auprès des internautes que le Conseil culturel de Bretagne a donné le résultat du vote, samedi à Vannes. The winner is l’ajonc, evel just ! Le vainqueur est l’ajonc, bien sûr, pour ceux qui n’ont pas le décodeur trilingue. Il était le grand favori de cette compétition et contrairement à Juppé, il n’a pas faibli dans la dernière ligne droite. Et il n’y a pas eu besoin de photo finish pour ce quinté breton qui donne dans l’ordre 1. Ajonc, 2. Bruyère. 3. Genêt. 4. Hortensia. 5. Blé noir. On attend maintenant que des graphistes inspirés trouvent la bonne représentation symbolique de ce nouvel insigne armoricain qui rejoint le trèfle irlandais, le poireau gallois et le chardon écossais dans la symbolique des pays de culture celtique.

Du fourrage au chauffage

Le choix s’est donc porté sur cet arbuste épineux, aux belles floraisons jaunes, qui depuis des siècles a connu de multiples usages en Bretagne. Dans les périodes de disettes, il a parfois servi de nourriture aux affamés et bien plus souvent de fourrage moulu pour les animaux, en raison de son taux élevé de protéines. Mais il a aussi servi de bois de chauffage, de matière première pour les manches de couteaux ou encore pour des vertus médicinales pas toujours bien définies. Car il reste bel et bien un ajonc secret aux potentialités encore méconnues, au point que certains chercheurs des Monts-d’Arrée pensent que, comme l’algue, il pourrait être utilisé en thalassothérapie pour les épidermes défraîchis. Ainsi, la Bretagne serait la première région au monde à faire appel, pour des soins, à des ajoncs de peau lisse.

C’est sur cet espoir de diversification balnéo-thérapeutique que nous souhaitons la bienvenue au petit nouveau dans la grande saga des symboles bretons. Et yech’ed mad !

Bretagne Bretons
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