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Actility (Lannion) nommée start-up française de l’année

Gilles Falc’hun, Pdg de la SILL, avait décroché l’an dernier le titre d’Entrepreneur français de l’année, décerné par Ernst and Young et l’Express. La Bretagne figure à nouveau, cette année, au palmarès puisque c’est Actility (Lannion) qui vient de décrocher le titre de start-up française de l’année.

La Lannionnaise Actility, sur laquelle nous avions déjà attiré l’attention, a un tel potentiel d’avenir que certains spécialistes de la nouvelle économie la classent déjà parmi les futures licornes. Autrement dit les sociétés qui seront un jour valorisées à plus d’un milliard d’euros ! Excusez du peu. Il faut dire qu’elle a devant elle un marché planétaire, celui des objets connectés, actuellement en phase d’expansion spectaculaire.

Faire dialoguer
les objets entre eux

Fondée en 2010 par Olivier Hersent et Nicolas Jordan, cette société s’est spécialisée dans l’interconnexion des objets, autrement dit leur dialogue interactif sans intervention humaine. Un objet réagit et adapte ses paramètres en fonction de données fournies par un autre objet. Et cela en permanence, ce qui ouvre des champs encore insoupçonnés dans certains domaines, comme la ville intelligente. Des lampadaires aux poubelles, des milliers d’objets connectés dialogueront entre eux en fonction d’éléments variables comme la densité du trafic automobile ou piéton, la température, la pluviosité, la pollution atmosphérique…

Les potentialités sont d’autant plus prometteuses que la société lannionnaise s’appuie sur des transmissions en bas débit (technologie LoRa, comme Long Range) qui permettent de transmettre des données simples sur de longues distances avec une faible consommation énergétique. Ce qui est loin d’être secondaire quand on sait que la plupart des objets connectés sont alimentés par des piles.

En cinq ans à peine, la société lannionnaise s’est fait connaître des spécialistes du monde entier, et a attiré de gros clients comme Orange ou Swisscom mais aussi des capitaux avec l’arrivée d’un dirigeant américain, Mike Maluca, spécialiste de la nouvelle économie et porteur d’une promesse d’accession au marché mondial, notamment du côté de la Chine.

Il était mardi soir à Paris, pour la remise de ce prix national, aux côtés des dirigeants de cette société bretonne qui compte actuellement 150 salariés à Lannion, Paris et Caen.

Pierre Vincent
1 Commentaire
  1. Breton

    « 150 salariés à Lannion, Paris et Caen »
    Oui alors en réalité, 5 salariés à Lannion, 50+ à Paris, 20 à Caen, 5 à Lyon, 15 à Bruxelles.
    Si elle a été fondé à Lannion il y a bien longtemps, cette société est globalement normande/parisienne.
    Cete société est aussi bretonne que le mont-saint-michel !

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