Achetez breton !

On le sait depuis quelques semaines déjà : le covid-19 va avoir de lourdes conséquences sur l’économie du pays. La croissance cette année sera, a minima, atone et peut-être bien pire puisque, comme sœur Anne, on ne voit rien poindre à l’horizon s’agissant de déconfinement et de reprise. L’Etat a pris des mesures, tout comme la région Bretagne qui va aider les entreprises à hauteur de 100 millions d’euros. Elles en auront bien besoin. Mais comme cela ne suffira pas à compenser les pertes d’exploitation, il va falloir trouver d’autres solutions pour assurer arrières et avenir. Et plutôt qu’avec les dents, chercher la croissance avec les gens.

Amis bretons, c’est là que vous intervenez. Que nous intervenons tous. Mobilisons-nous dès à présent et dans les mois prochains pour acheter breton. Réservons nos gwennecs pour l’économie régionale. Les Bretons s’enorgueillissent de leur appartenance à la grande tribu armoricaine ? C’est maintenant qu’il va falloir prouver que l’on peut compter les uns sur les autres.

Achetons breton dès aujourd’hui pour manger. Les circuits court s’organisent un peu partout. Les grandes surfaces jouent le jeu puisqu’elles se sont engagée à offrir des débouchés aux producteurs français. Légumes, viandes, poissons, allons-y gaiement ! Laissons de côté Amazon et ses livraisons en tout genre. Nous aurons tout le temps d’acheter ce que nous désirons dans nos commerces, quand sera revenu l’heure de flâner dans les rues.

Dans quelques semaines, lorsque tout sera terminé, que le coronavirus aura laissé un grand (co)vide derrière lui, et que nos canapés n’auront plus formes humaines, nous ressortirons au grand air chez le boucher, dans nos restaurants préférés, et nous ferons toutes les courses que nous n’aurons pas faites sur Amazon.

On pourra même aller plus loin et chercher TOUT ce qui est breton. Pour cela, il faudra utiliser une technique infaillible : l’ajout du mot breton à toutes les recherches sur Google.

Nous, on a commencé avec le papier toilette et les pâtes, les PP flingués des rayons de GMS. « Papier toilette breton » : on n’a pas trouvé grand-chose si n’est une marque du Cotentin qui se fournit en matière première en Bretagne. C’est un début !

« Pâtes bretonnes » : on a découvert les pâtes bretonnes Le Ruyet. On commandera dès la fin du confinement.

Puis on a enchainé sur du plus sérieux.

« Peinture bretonne », on a trouvé une société en Ile et Vilaine qui fabrique des peintures à base d‘algues ; « engrais breton », on a découvert un engrais bio et naturel dans les Côtes d’Armor…

Et puis finalement, on s’est lâché. Car quand tout sera terminé, il faudra bien fêter cela. « foie gras breton », « Gin breton », « pastis breton », on a tout trouvé. Preuve qu’à chacun de vos futurs achats, vous pourrez penser Bretagne.

« Pensez région, achetez breton », ça sonne bien non ?

Julien Perez
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