planche de vol

A Saint-Brieuc, on ne prête qu’aux ruches

A Saint-Brieuc, on se pique d’aimer les abeilles. Depuis des années, on ne compte plus les initiatives visant à promouvoir le travail des travailleuses. Des ruches ont été installées dans plusieurs endroits de la ville et de sa périphérie.

Dans le cadre de son agenda 21, Saint-Brieuc-agglomération, la communauté de communes, a adhéré au programme « Abeille , sentinelle de l’environnement », lancé par l’Union Nationale de l’Apiculture Française, pour sensibiliser le grand public à la survie des abeilles et à la sauvegarde de la biodiversité végétale. L’agglo a ainsi installé son premier rucher urbain à la Ferme de la Ville Oger, en mai 2011, et signé une convention de partenariat avec cette structure pour l’entretien et l’animation autour du rucher.

En inaugurant ses nouveaux locaux, la Caisse d’Allocations Familiales a elle aussi choisi d’ inviter des abeilles dans ses jardins et y organise régulièrement des visites. Dans les vallées, dans les jardins de particuliers, on voit également s’installer de plus en plus de ces petites boîtes bourdonnantes. L’Office de tourisme et quelques hôteliers restaurateurs ont même inscrit à leurs programmes d’animation des visites sur le thème des abeilles.

Et même dans la peinture !

Mais voilà que les petites bêtes font aussi leur apparition dans le paysage économique. C’est ainsi que la société Mélibiotech, basée à Plouagat a mis au point un miel à usage médical. Marcel Diouron, le pharmacien à l’origine du concept avec un ami chirurgien, explique « que ce miel intervient pour favoriser la cicatrisation des plaies ». Son produit, sous forme de pansement ou de pommade a déjà été adopté par de nombreux hôpitaux et cliniques. Pour l’instant, le miel utilisé provient d’un apiculteur néerlandais, qui produit exclusivement du miel médicinal. « Un critère de qualité indispensable, car il n’est pas possible de mettre du miel de commerce sur les plaies » explique Marcel Diouron. Mais il ne désespère pas, d’ici quelques années de produire son propre miel dans la région briochine.

C’est ce qu’on a décidé de faire dans l’entreprise Raphaël, premier fabricant français de pinceaux fins. Pour l’aquarelle de la marque Sennelier, rentrée dans le giron de sa société depuis une trentaine d’années, Eric Sauer son président, vient de faire installer un rucher de 25.000 abeilles sur son site briochin. Le nectar attendu apportera plus d’onctuosité et de luminosité au produit. Et pour protéger les petites reines, on a même installé autour des ruches des pièges à frelons asiatiques qui vont sûrement commencer à se faire du bourdon !

Patrick le Nen
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