bat

A Paimpol « Ségolène » devient barge !

Ce lundi, à Paimpol, le préfet des Côtes-d’Armor sort le champagne à la santé de « Ségolène »… En référence bien sûr à la dame du Poitou, mais il s’agit en l’occurrence d’un nouveau navire affecté à la direction départementale des territoires et de la mer ( DDTM). « Ségolène » est en effet une barge de 4,65 mètres dotée d’un moteur de 50 chevaux, pouvant atteindre une vitesse de 27 nœuds. A son bord trois personnes vont opérer.

Mais bien sûr la question se pose : n’est-il pas déplaisant, ce choix de baptiser Ségolène une barge, d’autant que ce prénom ne semble plus aujourd’hui désigner qu’une seule personne en France ? La réponse, il faut aller la chercher en 1993 quand la première barge fut mise en service. Ségolène Royal était alors la jeune ministre de l’Environnement du gouvernement Bérégovoy. Aux affaires maritimes, un germanophone avisé a voulu faire un clin d’oeil à cette nouvelle ministre et à l’origine germanique de son prénom, en notant que Ségolène (éthymologiquement, en allemand, « sieg linde  » ) voulait dire « une douce victoire ». Alors on fit le choix de ce nom porte-bonheur pour le bateau!

Mais aujourd’hui, l’ex-jeune ministre est devenue une personnalité internationalement connue. Et donner son prénom à un petit bateau de moins de cinq mètres peut soulever une légitime question d’orgueil. La ministre et ex-candidate à la présidence de la République mérite protocolairement mieux qu’une barge. Oui mais voilà : les Affaires maritimes savent, comme tous les marins, que changer le nom d’une bateau porte autant la poisse que de croiser un chat noir en passant sous une échelle un vendredi 13. D’où le choix de conserver le nom de baptême de la première barge aujourd’hui hors service.

Le contrôle des cultures marines

Cette nouvelle unité va renforcer les moyens nautiques de l’Etat dans le département. Elle sera principalement dédiée « aux contrôles des concessions de cultures marines et des mouillages ». Elle devrait permettre de faire davantage d’interventions sur le terrain, en accédant notamment aux parcs les plus éloignés de la côte.

Le service des cultures marine, de la direction départementale des territoires de la mer, comme son nom l’indique, gère depuis Paimpol, l’ensemble des dossiers liés aux différentes cultures marines développées dans les Côtes-d’Armor. Une vaste zone puisqu’elle s’étend de l’estuaire de la Rance à l’Est , jusqu’à celui du Léguer à l ‘Ouest, soit 350 kilomètres de littoral. On y compte environ 200 entreprises conchylicoles générant 300 emplois directs, sans compter les saisonniers recrutés en nombre au moment des fêtes. Les concessions destinées à la production des huîtres (surtout situées à l’ouest) représentent 880 hectares. La culture des moules est surtout développée sur la zone est entre Saint-Brieuc et la Rance, où l’on compte plus de 160 kilomètres de bouchots.

Patrick le Nen
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider