Christiane Lambert

Christiane Lambert

A Brest, la FNSEA plaide pour l’Europe

Le congrès de la FNSEA s’est poursuivi à Brest avec la venue de plusieurs candidats à la présidentielle, parmi lesquels François Fillon, Emmanuel Macron et Marine Le Pen. La déclaration de cette dernière était attendue avec intérêt car on se demandait si devant la Fédération nationale des agriculteurs elle allait plaider pour une sortie de l’Europe et l’abandon de l’euro. Elle ne l’a pas fait. Certes, elle n’a nullement ménagé Bruxelles en déclarant que l’Europe c’est « austérité, technocrates fous et dumping social » mais au lendemain de l’annonce officielle du Brexit, elle n’est pas allée jusqu’à prôner un Frexit. Car de toute évidence, la FNSEA n’en veut pas.

« Que pèserait la France

dans les négociations internationales ? »

Si l’on en croit certaines enquêtes d’opinion, Marine Le Pen a réussi une percée dans le monde agricole puisqu’elle y est créditée de 35 % d’intentions de vote. Mais à Brest, la FDSEA ne cache pas que les programmes des candidats qui prônent une sortie de la France de l’Union européenne l’inquiètent.

« C’est un triste anniversaire pour l’Union européenne que de fêter ses 60 ans au moment même où la Grande-Bretagne quitte l’Union européenne », a regretté Christiane Lambert, présidente par intérim. « Dans notre rapport d’orientation, a-t-elle ajouté, nous avons fait un scénario virtuel de Frexit pour montrer quelles pourraient être les conséquences pour les agriculteurs français. Au-delà des 9 milliards d’euros qui viennent chaque année de la Politique agricole commune, notre principal débouché pour les produits français, c’est l’Europe. Donc, nous avons besoin d’être ouverts sur l’Europe, de garder notre monnaie unique et de garder aussi cet esprit européen qui a toujours fait la différence, y compris dans les négociations internationales ».

Christiane Lambert s’est demandée en effet ce « que pèserait la France dans les négociations internationales face à l’Asie, l’Asean, au Mercosur ou face aux Etats-Unis aujourd’hui? Nous serions bien trop petits. Donc, aujourd’hui la bonne dimension c’est l’Europe », a-t-elle assuré en se référant au rapport du syndicat qui indique clairement qu’une sortie de l’Union provoquerait une crise sans précédent pour l’agriculture française.

René Perez
Laisser un commentaire

Votre adresse email sera publiée. Les champs obligatoire sont marqués par un *

viderValider