Photo Agriculture.gouv

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800 à 830 € par mois : la retraite moyenne des anciens exploitants agricoles

Jean Tromeur est depuis 2012 président de la section des Anciens exploitants agricoles de la FDSEA29. Lui-même retraité, il dresse un état des lieux de la situation moyenne des quelque 3800 adhérents – conjoints compris – que compte le Finistère.

Jean, quel est le rôle de la section des Anciens exploitants agricoles et où en sont leurs retraites ?

Notre rôle est de défendre les exploitants retraités et de faire progresser nos retraites, qui sont les plus basses de tous les régimes en France. Un chef d’exploitation touche en moyenne 800 à 830 euros par mois pour une carrière complète… Le conjoint reçoit entre 500 et 650 euros mensuels alors que la moyenne nationale est de 1320 euros, tous régimes confondus.

À l’aube des élections présidentielles, quelles sont les revendications des Anciens exploitants agricoles ?

Tout d’abord, procéder comme pour les autres professions, c’est-à-dire calculer la retraite sur les 25 meilleures années d’une carrière plutôt que sur son ensemble, ce qui est actuellement le cas pour les agriculteurs. En 2012, nous avions obtenu que la retraite atteigne 75% du SMIC pour fin 2017 : on les atteindra, ce qui représentera 840€ mensuels. Mais cette hausse provient de la Retraite Complémentaire Obligatoire des agriculteurs actifs, ce qui par conséquent se répercute sur leurs cotisations. Ce que nous voulions justement éviter. Nous voulons absolument que cette hausse continue sans impacter les actifs. Objectif prochain : 85% du SMIC actuel, soit près de 970 € de retraite. Enfin, 3e revendication majeure : rétablir la demi-part fiscale supplémentaire pour les veuves et les veufs, qui ont vu leur revenu fiscal augmenter et payent des impôts.

Quel regard portez-vous sur l’agriculture française ?

Elle est dans une période qui suscite bien des inquiétudes : les revenus sont très bas, ce qui se ressent sur le moral des jeunes agriculteurs. Quand on a des revenus à moins de 500€ par mois, ça ne peut pas durer longtemps. Nous vivons un dérèglement des marchés dont les agriculteurs sont tributaires à cause de la concurrence de pays qui n’ont pas les mêmes charges que nous, surtout des Pays de l’Est actuellement.

Fanny Degorce
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