Christophe et Myriam Niceron

Christophe et Myriam Niceron

Carabreizh. Tous fondus de son caramel au beurre salé !

Exit la diététique, le temps de se fondre dans le succès sucré-salé de Myriam et Christophe Niceron et d’ouvrir les portes de Carabreizh, sacré fief à gourmands. En bordure de la N 165, c’est tout juste si on ne met pas un stop à la sortie 37 Landévant. Escale à épicuriens de 7 à 77 ans, le magasin d’usine, agrémenté d’un parcours ludique, attire 17 000 visiteurs par an.

Christophe Niceron est formel : « Landévant, c’est la Mecque du caramel au beurre salé ». Il le sait, c’est à Landévant que se trouve également la Maison du chocolatier et caramélier Henri Le Roux, à qui l’on doit la miraculeuse recette du caramel au beurre salé, créée en 1977.

Ce César rendu, Carabreizh ne joue pas dans la même cour que le célèbre caramélier. Avec des circuits de distribution et une cible de clientèle complémentaire, Carazbreizh est devenu leader breton sur son marché depuis 2014. Son succès s’est construit via les grandes et moyennes surfaces (GMS), les Cafés hôtels restaurants (CHR), et la vente directe. Du lourd pour le groupe Kerfood, qui pèse près de 400 tonnes annuelles de crèmes, coulis, biscuits et autres bonbons papillotés au bon goût de caramel au beurre salé.

Pour commencer: deux modestes tréteaux et la tête froide!

Myriam et Christophe Niceron sont pourtant partis de peu : deux tréteaux et une planche. Le strict minimum pour tenter de faire un peu d’oseille quand on a 25 ans. De 1993 à 1996, ils sillonnent plusieurs marchés du Finistère, Fouesnant, Trégunc, Crozon, Audierne, Pont-l’Abbé, pour vendre biscuits et robes maison. Puis c’est à Belle-île-en-Mer que démarre véritablement un parcours pour le moins ascensionniste.

« En 1997, Myriam et moi avons repris un garage pour le transformer en labo et créer la biscuiterie artisanale « La Bien nommée ». Pour plus d’authenticité, on en est arrivés à remplacer la crème de pruneaux du gâteau breton par une crème caramel au beurre salé. C’est ainsi qu’est née Carabreizh, en 2005. »

Regroupées sous le nom de Kerfood, les deux entités qui emploient 19 personnes chacune, frôlent aujourd’hui les 4 millions d’euros de chiffre d’affaires à parts quasi égales. D’un côté, des biscuits de belle gamme qui quittent l’île en direction des épiceries fines ou via la vente en ligne, de l’autre, des saveurs caramélisées qui ont la cote à terre.

Mais pour cette entreprise autoproclamée « insulo-continentale » qui se porte délicieusement, la recette tient à un cap toujours bien gardé dans le couple Myriam et Christophe Niceron. « On s’écoute, on se concerte, on file droit », s’accordent-ils à dire, tandis que nous autres allons nous octroyer quelques écarts, en ce weekend de Chandeleur. D’ailleurs, l’on dit ici qu’une crêpe poire – camembert mariée à un caramel au beurre salé, c’est exquis…

 

 

Carabreizh. ZA, Mané Craping, 56690 Landévant. Tél. 02 97 88 30 30.

Manon Motir
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